En 2013, c'est-à-dire d'ici à quatre ans, chaque wilaya sera doté de son
propre laboratoire de contrôle des produits de consommation. Les travaux de
réalisation, à Alger, d'un Laboratoire national chargé du contrôle des
différents produits nationaux ou importés, ont déjà commencé. Le ministre du
Commerce, El-Hachemi Djaaboub, cité par l'APS, a annoncé jeudi, devant le
Sénat, que son ministère a tracé un programme de réalisation d'un laboratoire
de contrôle des produits de consommation dans chaque wilaya, et ce, dans le
cadre d'un plan quinquennal 2009-2013. A une question orale d'un sénateur sur
le contrôle des produits importés, le ministre a indiqué que des travaux de
réalisation d'un laboratoire national, dont la mission est de contrôler
différents produits nationaux ou importés, ont été lancés dans la commune de
Mahelma (Alger). Il semble que cet instrument de contrôle « central » vient
pallier des carences en matière de vérification des marchandises provenant de
l'extérieur, aussi bien par voie d'importation légale que par voie de
contrebande. Ces défaillances existent aussi bien au niveau des frontières
terrestres qu'au niveau des ports et des aéroports. Dans cette optique, le
futur labo central se veut un renforcement de l'appareil de contrôle des
produits introduits dans le marché national. «Tous les produits importés sont
soumis au contrôle à la frontière par 19 inspections, en coordination avec plusieurs
instances nationales spécialisées à l'instar de l'Institut algérien de
normalisation et l'Office national de métrologie légale». Le ministre a ajouté
que «les textes juridiques adoptés ces dernières années ont été accompagnés
d'un contrôle rigoureux de la conformité des produits importés ou locaux, avec
le concours de plusieurs secteurs tels l'agriculture, la santé, la douane, la
police ainsi que les services de commerce ». Le ministre a annoncé, par
ailleurs, qu'il sera procédé à l'avenir à la codification du congé annuel des
commerçants, précisant, dans sa réponse, à une question sur le phénomène de la
fermeture des locaux commerciaux à Alger, notamment durant les fêtes
nationales, que « conformément au décret, les présidents des APC ont la
latitude, en coordination avec les directions de Commerce de wilayas, de
délivrer les autorisations de congé aux commerçants». Cette autorisation sera
conditionnée par la présence de commerçants exerçant le même métier proches du
local qui a obtenu l'autorisation de fermeture, a précisé le ministre qui a
rappelé que le décret existe au niveau du secrétariat général du gouvernement.
Le commerçant ayant obtenu l'autorisation s'engage, en vertu du décret, à
informer les citoyens de son congé au moyen d'une pancarte en mentionnant
l'adresse du local le plus proche qui exerce la même activité, a expliqué M.
Djaaboub. A une question sur l'ampleur du marché parallèle, M. Djaaboub a
indiqué que le ministère a élaboré un programme susceptible de mettre fin à ce
phénomène, par la construction de 50 marchés nationaux, régionaux et de wilaya,
à la faveur du programme quinquennal 2009-2013 ainsi que 1.000 nouveaux marchés
de proximité.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : H Saaïdia
Source : www.lequotidien-oran.com