
Une cinquantaine de témoins, des médecins légistes, des experts en balistique, un accusé et cinq avocats. C'est le décor que va offrir le procès de l'ex-colonel Chouaib Oultache, accusé de l'assassinat de l'ancien DGSN Ali Tounsi. à‡a sera dimanche prochain au niveau de la cour d'Alger à l'occasion de la tenue du procès de l'affaire, dont les faits remontent à février 2010.Abder Bettache - Alger (Le Soir) - à‡a sera sans aucun doute sous surveillance policière, que le tribunal criminel près la cour d'Alger procédera à l'ouverture du procès de l'affaire Ali Tounsi. En effet, l'ex-chef de l'unité aérienne de la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN), le colonel Chouaib Oultache, accusé de l'assassinat de l'ancien DGSN Ali Tounsi comparaîtra devant le tribunal criminel d'Alger pour répondre à plusieurs chefs d'inculpation.Selon des sources judiciaires, M. Chouaib Oultache devra répondre des chefs d'inculpation «d'homicide volontaire avec préméditation et guet-apens, tentative de meurtre et détention d'une arme à feu sans autorisation préalable des autorités compétentes». Selon l'arrêt de renvoi de la Chambre d'accusation, ils seront «plus d'une cinquantaine de témoins, des médecins légistes et des experts en balistique qui seront entendus par le tribunal criminel d'Alger», qui sera présidé en la circonstance par le magistrat Omar Benkharchi.Pour rappel, six années sont passées depuis l'assassinat, qui a eu lieu un jeudi 25 février 2010. Selon l'arrêt de renvoi, le crime a eu lieu suite à une altercation, juste avant la tenue d'une réunion-bilan avec les cadres de la police, en ce jeudi 25 février 2010.Oultache insistait pour être reçu avant ses collègues. Il entre dans le bureau du directeur général, qui le reçoit froidement. Il demande le report de la réunion pour permettre à ses collaborateurs d'achever leur travail. Tounsi refuse. «C'est aujourd'hui que les comptes doivent être rendus”?», lui dit-il. Une altercation s'ensuit. Les deux responsables abordent la question des marchés de télésurveillance et de télécommunication. C'est le clash”'cela étant, la tenue du procès de dimanche prochain lèvera sans aucun doute plusieurs zones d'ombre, dont notamment celle évoquée par la partie civile. D'ailleurs, il y a deux années de cela, Me Fatima Chenaà'f, avocate de la partie civile, avait déclaré que «la victime n'était pas n'importe quelle personne, d'où notre droit de connaître le mobile de cet assassinat».De fait, la partie civile s'est interrogée sur «les raisons qui ont fait que la justice n'ait pas auditionné certains témoins, dont quelques-uns ont exprimé leur disponibilité à le faire, à l'image de l'ex-ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales».Et d'ajouter : «Nous regrettons le rejet de notre demande relative à la convocation d'une liste de témoins, à leur tête l'ancien ministre de l'Intérieur, Yazid Zerhouni, et des cadres de la Sûreté nationale. Nous aurions aimé que Zerhouni, qui avait déclaré quelques heures après le crime, que l'acte s'était déroulé sans témoin, entre deux personnes, précisant qu'Oultache a été pris d'une crise de démence cité comme témoin dans ce procès. Pourquoi nous ont-ils refusé un témoignage aussi important, surtout que le concerné lui-même, à savoir Zerhouni, s'était déclaré prêt à s'exprimer si le juge le lui demandait '», avait-elle encore déclaré.Selon des indiscrétions, c'est autour de cette épineuse question que les différentes parties vont engager un long débat (vice de forme), avant que le procès ne soit entamé.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A B
Source : www.lesoirdalgerie.com