Au moment où nous mettons sous presse, le verdict de l'affaire des dix-sept émeutiers de la cité Mahieddine à Alger, jugée hier en assises au niveau de la cour d'Alger, n'est toujours pas rendu.
A 17h15, les avocats de la défense poursuivaient leurs plaidoiries, dont la plus attendue est celle de Me Chorfi Chérif, alors que l'accusation a requis la peine maximale. Les mis en cause dans cette affaire, poursuivis pour plusieurs chefs d'inculpation, dont «association de malfaiteurs, occupation illégale de l'espace public» ou encore «destruction des biens publics», ont rejeté «globalement et dans le détail» les accusations du parquet général. Lors de leurs auditions par la présidente du tribunal criminel, les personnes en question, dont la moyenne d'âge ne dépasse pas la trentaine et certains sont des pères de famille, ont indiqué : «Nous sommes loin de ces accusations et les personnes à l'origine des incidents de mars 2011 sont dans la nature.» En effet, tout a commencé lorsqu'un citoyen résidant au niveau de la cité Mahieddine a décidé de bâtir une maison de fortune «pour abriter sa petite famille». «Après sept jours, la police, sur saisine de la municipalité, a décidé de la détruire. Suite à cela, j'ai fait une tentative de suicide, le reste des événements, je n'en suis nullement responsable», a indiqué Sakhri Abdelhak. En effet, cette situation a suscité la réaction des citoyens résidant dans le quartier qui ont exprimé leur «soutien à Abdelhak». Dès lors, la route a été coupée et des échauffourées ont éclaté entre les services de sécurité et les habitants de la cité Mahieddine. Des incidents qui ont causé, selon l'accusation, des blessures jugées graves aux éléments des services de police. Suite à cela, des descentes policières ont eu lieu et ont eu pour conséquence directe «l'arrestation de plusieurs personnes et la récupération d'un lot important d'armes blanches». «Faux», dira la défense qui considère que dans cette affaire, «il n'y a point d'arguments solides avancés par l'accusation». Un refus exprimé, par ailleurs, par les prévenus. La police a procédé à notre arrestation, car dans un passé récent, nous étions de petits délinquants. Aujourd'hui, nous sommes majeurs, responsables et pères de famille et nous sommes loin de ces personnes qui portent atteinte à l'ordre public», diront les mis en cause lors du procès. Les avocats de la défense, faut-il le noter, ont battu en brèche les arguments de l'accusation, arguant qu'elle «n'a point avancé de preuves à même de bâtir son accusation».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Abder Bettache
Source : www.lesoirdalgerie.com