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PROCÈS ACHOUR ABDERRAHMANE-BNA Des experts et ex-responsables de la BNA auditionnés



Le réquisitoire du procureur de la République dans l'affaire Achour Abderrahmane est attendu pour cette fin de semaine, alors que les plaidoiries de la défense sont prévues à partir de dimanche prochain. Hier, le tribunal a eu à entendre les experts et autres commissaires aux comptes.
Abder Bettache - Alger (Le Soir) - La ligne droite est, désormais, entamée dans le procès de l'affaire opposant Achour Abderrahmane à la BNA. Durant ces dernières quarante-huit heures, le président du tribunal criminel a eu à entendre d'anciens commissaires aux comptes, l'ancien directeur général et l'ancien inspecteur de la Banque nationale d'Algérie (BNA), ainsi que d'autres prévenus, accusés de négligence dans l'affaire de détournement de 21 milliards de dinars. Nommé par l'ancien ministre des Finances en 2005, Abed Abdelmadjid, ancien commissaire aux comptes, a imputé ces détournements «à des dysfonctionnements survenus dans le système informatique de la banque et à l'absence de contrôle au niveau des agences concernées». Selon lui, «ces dysfonctionnements consistaient en la validation de chèques sans provision au profit du principal accusé, Achour Abderrahmane». Un autre commissaire aux comptes, Boukrate Larbi, a, pour sa part, remis en cause le système de comptabilité en vigueur au moment des faits. Les anciens directeur général et inspecteur général de la BNA, Mourad Chikhi et Nadir Mohamed, ont affirmé, de leur côté, que le rapport des auditeurs désignés par la BNA ne révélait pas de dysfonctionnements dans les opérations bancaires. Durant toutes ces auditions, le juge a essayé de comprendre les procédures portant gestion interne de la banque. Pour rappel, selon l'arrêt de renvoi, les faits de ce scandale qui a ébranlé la BNA remontent à l'année 2005 lorsqu'une lettre anonyme est parvenue à la direction de la banque nationale sur «la manipulation de chèques bancaires depuis 2004 par Achour Abderrahmane sans que ces chèques soient soumis à une vérification comptable». Selon l'accusation, Achour a créé dix sociétés fictives avec ouverture de comptes commerciaux au niveau des agences de Bouzaréah, de Cherchell et de Koléa. On indique aussi qu'une importante partie des fonds dilapidés a été transférée au Maroc, où Achour Abderrahmane a acheté une briqueterie et une imprimerie moderne.
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