Le secrétaire général de la section taxis relevant de l'Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA) a lancé, hier, un appel pressant à l'adresse des autorités locales pour trouver une solution rapide et efficace au problème des licences, qui selon lui «hypothèque l'avenir de centaines de chauffeurs de taxi sur la place d'Oran». Pour M. Kandsi, plus de 300 chauffeurs de taxi, à Oran, ont été contraints, faute de licence, soit au chômage technique, soit à passer dans l'informel, car n'ayant d'autre choix que de pratiquer leur profession dans la clandestinité. Le SG de la section taxis de l'UGCAA explique, à ce propos, que «la forme actuelle du contrat liant le chauffeur de taxi au propriétaire de la licence donne la possibilité à ce dernier de résilier, à tout moment, le contrat, sur la base de motifs pas toujours objectifs. L'explosion de la demande sur ces licences, durant les toutes dernières années, fait souvent que le propriétaire de la licence, appâté par plus de gain, résilie le contrat de location de sa licence, pour la mettre à nouveau sur le marché au profit du plus offrant». «Nous lançons un appel à M.le wali et au président de l'APW pour nous venir en aide et résoudre ce problème épineux lié au nombre de chauffeurs de taxi qui se sont retrouvés sans emploi (chômage avec créances de crédits véhicules impayés, etc.). Ces chauffeurs de taxi se sont convertis en clandestins pour nourrir leurs familles», lit-on dans un document signé par la section taxis de l'UGCAA, sous forme d'un plan d'action qui sera soumis à l'appréciation des autorités locales. Sur ce problème des contrats résiliés, et afin d'éviter tout «dérapage» qui porterait préjudice à la corporation, le syndicat des chauffeurs de taxi propose au directeur du Transport, selon le même document, d'instruire «l'obligation d'un contrat notarié définissant de manière à ne prêter à aucune équivoque les droits et obligations des deux contractants, et ce, jusqu'à l'expiration du délai dudit contrat». Le syndicat propose, par ailleurs, la location de licences par le biais du Trésor public, comme ce fut le cas auparavant, pour mettre un terme définitif aux surenchères dont ils font objet». Dans ce même cadre, la section taxis de l'UGCAA appelle à la réactivation, le plus rapidement possible, des commissions techniques de wilaya qui doivent se réunir une fois par trimestre sur convocation de leur président, le directeur du Transport ou à la demande des deux tiers de ses membres, selon un règlement intérieur élaboré sur la base de la réglementation en vigueur. Selon M. Kandsi, «les chauffeurs de taxi sont au bout du rouleau et attendent, avec impatience, un signal fort de la part des pouvoirs publics». «Si cette situation perdure, nous serons obligés d'appeler à la tenue d'une assemblée générale pour laisser la base décider souverainement de la démarche à entreprendre pour faire valoir ses droits. Si on est contraint à livrer seuls la bataille pour sauvegarder notre gagne-pain, on n'hésitera pas à recourir à notre droit à la grève comme le permet la loi», a-t-il martelé. Dans son plan d'action 2008-2009, le syndicat évoque également la prise en charge de la revendication relative à la révision à la baisse de l'impôt unique, avec un forfait de 1.500 à 2.000 DA, par trimestre en plus de l'annulation des déclarations modèle G12 (chiffre d'affaires annuel) et l'amnistie de la dette fiscale antérieure, avec l'élaboration d'un calendrier à partir de l'année 2003, date de la nouvelle tarification où la TVA a été incluse.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : H Barti
Source : www.lequotidien-oran.com