
La semaine qui vient de s'écouler a été marquée par une bonne tenue des prix du pétrole. Le Brent de la mer du Nord coté à Londres (contrat de mars) a terminé la semaine à plus de 55 dollars par baril, un prix jugé assez bon tant pour les pays producteurs Opep et les non-Opep dans le contexte actuel.Younes Djama - Alger (Le Soir) - Les accords de réduction de la production conclus le 30 novembre (Opep) et le 10 décembre (plusieurs pays non-Opep) continuent à soutenir les prix du brut avec le début de leur application au 1er janvier 2017 et celle-ci semble plutôt bonne pour ce qui concerne les pays membres de l'Opep. La baisse des stocks pétroliers aux États-Unis (malgré une hausse des stocks de brut) et le fait que les raffineries de la Chine, deuxième consommateur mondial de pétrole, tournent à plein régime contribuent également à cette bonne tenue des cours de l'or noir, estime l'expert pétrolier Francis Perrin. Certes, note le président de Stratégies et politiques énergétiques, un prix de l'ordre de 55$/b n'est pas très élevé pour les producteurs «mais cela représente un gain de près d'une dizaine de dollars par baril depuis avant la dernière Conférence de l'Opep, ce qui est loin d'être négligeable». Compte tenu du fait que, depuis 2014, ajoute-t-il, il y a trop de pétrole sur le marché mondial, que les stocks pétroliers sont surabondants et que les producteurs de pétrole non-conventionnel aux États-Unis restent en embuscade, «ce n'est pas si mal». Cela, puisque «l'évolution des prix du brut depuis le 30 novembre dernier valide la stratégie actuelle de l'Opep après le tournant de l'Accord d'Alger le 28 septembre 2016». Contexte mondial oblige, la semaine écoulée a évidemment été marquée par l'entrée de Donald Trump à la Maison Blanche. Une nouvelle attendue par les marchés. Et pour cause. «La nouvelle administration a mis en tête de ses priorités l'énergie avec l'annonce d'un plan visant essentiellement à augmenter la production de pétrole et de gaz naturel non-conventionnels aux États-Unis afin d'aller vers une indépendance pétrolière et énergétique grâce à la réduction du poids des réglementations fédérales, en particulier des réglementations environnementales.C'est bien sûr une évolution importante mais elle s'inscrit plus dans une optique de moyen terme que de court terme, à la différence de la remontée des prix du pétrole», tient à préciser encore Francis Perrin. Il juge important que l'administration Trump passe des discours aux actes et, dit-il, «si elle fait ce qu'elle a annoncé, on peut aisément imaginer que cela donnera lieu à de multiples contestations, notamment sur le terrain judiciaire avec des contentieux qui pourront durer pendant des années».C'est cependant un sujet que les pays exportateurs de pétrole, surtout ceux qui sont membres de l'Opep, devront absolument intégrer dans leurs stratégies à moyen terme, recommande l'expert pétrolier. «L'industrie pétrolière américaine, y compris celle des pétroles non-conventionnels, s'est renforcée depuis 2014 car elle a réduit ses coûts et augmenté sa productivité et, de plus, elle compte à présent un ami fort puissant à la Maison Blanche» en la personne de M. Trump, relève l'expert.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Y D
Source : www.lesoirdalgerie.com