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PRESIDENTIELLE 2014



PRESIDENTIELLE 2014
Fin de semaine décisive pour le plus vieux parti de l'opposition démocratique en Algérie, en l'occurrence le FFS. Pour cause, le Conseil national de ce parti se réunira en session extraordinaire à en croire des sources proches de ce parti. A l'ordre du jour de cette importante réunion organique, la question des présidentielles d'avril prochain.Abder Bettache - Alger (Le Soir)Le suspense reste entier pour le Front des forces socialistes (FFS). La question des présidentielles du 17 avril prochain dominera les débats lors de la réunion du Conseil national programmée selon une source proche du parti pour le week-end prochain.Il est clair que le FFS reste la seule formation politique siégeant au Parlement, qui ne s'est pas officiellement positionnée sur cette question des présidentielles.Lors de sa dernière sortie médiatique, le premier secrétaire national du FFS, M. Ahmed Betatache, a évité de discuter de la question, arguant que la «problématique des présidentielles sera débattue au moment opportun et que le parti aura à prendre sa décision en toute souveraineté et au moment qu'il faut». Et pourtant, quelques semaines avant, ce même responsable politique a lâché quelques mots sur la question, en avertissant que «la prochaine élection présidentielle sera fermée et que l'ouverture du champ politique ne saurait se faire en trois mois pour aboutir à un scrutin pluraliste, libre et régulier».Mieux encore, le premier secrétaire national du FFS, Ahmed Betatache, qui s'exprimait à Alger à l'ouverture d'une rencontre du parti sur «les processus de transition démocratique», «tous les indicateurs montrent que le prochain rendez-vous sera fermé», selon l'analyse du FFS sur la situation politique du pays. «Il serait absurde de croire que l'ouverture du champ politique peut se faire en trois mois pour parvenir à un scrutin pluraliste, libre et intègre», a-t-il martelé.La question qui reste ainsi posée est celle de savoir si le FFS ira jusqu'à trancher sur cette question en appelant au boycott de la présidentielle ou ira jusqu'à apporter sa caution au scrutin sous des formes multiples ' Selon des sources proches du parti, la question sera débattue en long et en large et toutes les paramètres seront pris en considération. Il n'en demeure que la déclaration rendue publique par ce parti sur son site internet (www.ffs-dz.net) trace d'ores et déjà les contours de l'intense débat qui dominera les travaux du conseil national du FFS.En effet, ce parti a exprimé sa décision à travers son groupe parlementaire de boycotter l'ouverture de la session parlementaire du printemps.Pour le FFS, cette session intervient dans une conjoncture «critique marquée par la fermeture du champ politique et l'étouffement des libertés d'expression, de rassemblement et de manifestation», dans une allusion à la tentative avortée de certains citoyens de se rassembler à Alger pour dénoncer le quatrième mandat.Qualifiée de «protocolaire», «sans ordre du jour», cette session intervient alors que le gouvernement «poursuit son entêtement à refuser de présenter la déclaration de politique générale», écrit le FFS. Tout en dénonçant «l'attitude hostile» du bureau de l'APN qui a rejeté de nombreuses propositions de loi formulées par le parti dont celle relative à l'indemnisation des victimes de 1963 et 1965, le FFS «réitère son attachement aux libertés démocratiques», «fondement de l'exercice politique».«Notre parti poursuivra son combat pour réhabiliter toutes les victimes pour la démocratie, la liberté et la dignité», note le texte.Question : le FFS apportera-t-il du nouveau dans le débat politique sur cette question des présidentielles ' La réponse sera connue cette fin de semaine.


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