
Il est détenteur de records pas faciles à approcher, de là à égaler”? Lui, c'est Abdelkader Bensalah qui a passé près de la moitié de sa vie, 35 ans, dans les travées parlementaires dont près de 20 ans comme second et troisième homme de l'Etat.M. Kebci - Alger (Le Soir) - Un sacré destin que lui envieraient, tout naturellement, bien de ses concurrents et adversaires politiques, notamment ceux du sérail dont il fait partie intégrante. Surtout ceux qui n'aspiraient qu'à lui succéder à la tête de la Chambre haute du Parlement qu'il pilote depuis juillet 2002, le personnage était donné «quasiment» sur le départ, à la faveur du tout récent renouvellement partiel des membres du Sénat. Tout ce beau monde a dû déchanter puisque le président de la République lui a renouvelé, une fois de plus, le bail, contredisant, ainsi, toutes les «prévisions» et autres «analyses». Il est vrai que tout plaidait pour une retraite dorée au bout d'un très long parcours politique fait de près de 35 ans comme député et sénateur, avec à la clé, 5 ans comme président de l'APN, 3 ans comme président du Conseil national de transition et président du Conseil de la nation depuis 2002. L'homme est âgé, 75 ans, et il sort d'une période de convalescence. Ajouter à cela cet autre ingrédient qui a pris tout le monde à contrepied, sa «démission» de la tête du RND en juin 2015 que tout le monde savait qu'elle était inspirée ailleurs, que plus d'un a vue comme le début d'une disgrâce, oubliant le cas Ouyahia qui a subi le même affront avant de se faire réhabiliter en se faisant nommer directeur de cabinet du Président et revenir reprendre le pilotage du RND à la place justement de Bensalah. Ce dernier, auquel plus d'un s'est évertué à préparer le linceul de ses funérailles politiques, a bénéficié, une fois encore, de la confiance du chef de l'Etat afin de poursuivre sa mission à la tête du Conseil de la nation. Une option qui, si elle doit, à coup sûr, faire des mécontents parmi les prétendants au poste au sein du sérail, a réjoui, a contrario au sein même de l'opposition. La patronne du PT s'est dit réconfortée par cette reconduction de Bensalah, elle qui avoue «avoir eu peur qu'un mafieux soit à la tête du Conseil de la nation». Et à Louisa Hanoune de reconnaître en l'ex-secrétaire général du RND, un «homme d'État». Une qualité «intrinsèque» qui se vérifie en le personnage mais qui, suggère la secrétaire générale du PT, ferait cruellement défaut chez d'autres parmi ceux qui se voyaient succéder à Bensalah, dans une allusion à peine voilée au secrétaire général du FLN, Ammar Saâdani.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M K
Source : www.lesoirdalgerie.com