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PREPARATION PSYCHOLOGIQUE DES DETENUS CANDIDATS AU BAC ET AU BEM



PREPARATION PSYCHOLOGIQUE DES DETENUS CANDIDATS AU BAC ET AU BEM
Pour le directeur général de l'administration pénitentiaire, Mokhtar Felioune, la réussite d'un détenu dans un examen scolaire peut changer le cours de sa vie.
Mehdi Mehenni - Alger (Le Soir) - En guise de préparation psychologique, les détenus de l'établissement pénitentiaire d'El Harrach, candidats au baccalauréat et au brevet d'enseignement moyen, ont eu droit, hier, à une thérapie de groupe à l'initiative de l'Organisation nationale de la sauvegarde de la jeunesse (ONSJ). Le DG de l'administration pénitentiaire, Mokhtar Felioune, qui a pris part à cette première expérience en milieu carcéral, dira à ce propos : «Une thérapie peut être plus utile dans de pareils lieux et circonstances, d'autant plus que le nombre de détenus candidats au bac et au BEM augmente d'année en année.» En effet, pas moins de 2 303 détenus candidats au bac et 4 061 autres au BEM passeront cette année leurs examens. «Celui qui goûte au succès ne récidive pas. Celui qui réussit en milieu carcéral, découvre l'université à sa sortie de prison, passe à une autre étape de la vie. Celui qui apprend des années durant, chacun selon la durée de son incarcération, l'histoire, les mathématiques, la science et autres matières adopte une autre mentalité et s'avère plus tard utile à la société. Car, il faut savoir que c'est l'ignorance qui tire vers le bas», explique Mokhtar Felioune. De son côté, le directeur de l'établissement pénitentiaire d'El Harrach, Mohamed Boudria, a fait savoir qu'il compte cette année 114 détenus candidats au baccalauréat et 221 au BEM. Selon lui, les prisonniers candidats aux examens ont été mis dans des cellules communes pour qu'ils puissent réviser ensemble et se concentrer sur leurs études. En plus des enseignants détachés par l'éducation nationale, Mohamed Boudria affirme que des enseignants se sont portés volontaires pour assurer des cours de soutien. Interrogé, Abderazek, un détenu candidat au bac, âgé de 23 ans témoigne : «Je suis condamné à deux ans de prison, j'ai purgé déjà une année. Passer cette année mon bac est une grande occasion pour moi, pour aller, après ma sortie de prison, à une autre étape de la vie. Ici, en milieu carcéral, le temps passe lentement, autant donc l'écouler en étudiant. Nous n'avons aucun prétexte pour ne pas réussir étant donné que toutes les conditions sont réunies.»


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