Premiers couacs pour l'ex-premier secrétaire national du Front des forces socialistes dans son projet de création de l'Union des forces patriotiques.M. Kebci-Alger (Le Soir)- Ayant déposé, il y a un peu plus de deux mois, une demande pour la tenue du congrès constitutif de l'Union des forces patriotiques, parti qu'il compte créer après avoir claqué la porte du FFS en juillet écoulé, Mohamed Hadj Djilani a vu son dossier subir des réserves de la part des services habilités du ministère de l'Intérieur, des Collectivités locales et de l'Aménagement du territoire. Celui qui fut premier secrétaire national du doyen des partis de l'opposition du 11 août 2017 au 8 mars 2019, affirmait, hier, être sur le point de déposer un recours concernant des réserves émises par les services du département que dirige Kamal Beldjoud. Des réserves «infondées», selon lui, puisque les articles 35 et 36 de la loi n°12-04 du 12 janvier 2012 relative aux partis politiques cités dans les réserves ne mentionnent aucunement l'obligation de joindre au dossier de demande de constitution d'un parti des organes de sa direction nationale. Aussi, Hadj Djilani cite l'article 19 de ladite loi qui est «clair» puisque lesdits organes de direction ne sont élus que lors du congrès constitutif dont la tenue se doit d'intervenir dans un délai maximum d'une année à compter de la publication dans deux quotidiens d'information nationale de l'autorisation prévue à l'article 21, et ce, après contrôle de conformité des pièces du dossier avec les dispositions de ladite loi organique.
Aussi, Hadj Djilani explique le retard accusé dans le dépôt de ce recours par le fait qu'il se soit présenté sur une liste indépendante dans sa wilaya de résidence, Aïn-Defla, à l'occasion des élections législatives anticipées du 12 juin écoulé. Une «expérience infructueuse mais en même temps pleine d'enseignements», soutient celui qui avait, pourtant, prévu de tenir le congrès constitutif de son parti à la fin de l'année écoulée.
Dans son tout premier communiqué rendu public en septembre dernier, le désormais ex-premier secrétaire national du FFS expliquait son projet par «la construction d'un état démocratique et social auquel aspirent les Algériennes et les Algériens, un état de droit et des institutions» qui passe, selon lui, par «l'implication des militants politiques, des syndicalistes, des acteurs associatifs, des journalistes, des artistes, des jeunes, des femmes et de toutes les franges de la société. Ce sont les patriotes qui bâtiront la patrie, ce sont les forces du changement qui instaurent le changement». Aussi, ajoute-t-il, «l'Union des forces patriotiques se veut de participer à la vie politique de notre société et de proposer de nouvelles alternatives à la situation politique, économique, sociale et culturelle que vit l'Algérie». Elle sera, enfin, «fidèle au combat de novembre et portera en elle, le combat et les revendications du 22 février 2019».
M. K.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Mohamed Kebci
Source : www.lesoirdalgerie.com