Alger - A la une

Premier salon international dédié aux bijoutiers



Plus de 90 fabricants de produits d'orfèvrerie et autres commerçants des métaux précieux nationaux et étrangers devraient participer au premier salon de bijouterie, des machines et des industries techniques "Bijoux Alger 2019", prévu du 30 novembre au 2 décembre au Palais des expositions Safex. Organisée par la société d'expositions turque Meridyen International Fair Org, cette première manifestation économique du genre en Algérie sera rehaussée par la participation de joailliers et de fabricants italiens et turcs de machines destinées au façonnage de tous les métaux précieux.Lors d'une conférence de presse animée hier à la Safex, Emre Akçok, directeur de projet "Meridyen International Fair", a affirmé que le salon d'Alger se veut une opportunité qui permettrait aux professionnels algériens d'entrer en contact direct avec leurs homologues italiens et turcs. "Les opérateurs étrangers exposeront, outre leurs derniers produits exécutés, des machines de dernière génération destinées à la fabrication des bijoux, or, argent, diamant.
Les derniers modèles confectionnés par les orfèvres italiens et turcs y seront également présentés. Le grand public est invité à venir découvrir les grandes tendances dans le secteur". Pour sa part, Amira Abdelhak, directrice de la société algérienne Echo Advertise, a insisté sur l'importance de ce genre de rendez-vous professionnels. "Le salon d'Alger offre une occasion pour se mettre en relation directe avec des partenaires européens performants dans le domaine de la fabrication d'objets de joaillerie".
Sachant au passage que le marché national de l'or sous la forme "fini", dont la demande avoisine les 15 tonnes par an, est estimé à 112, 5 milliards de dinars, soit près de 1 milliard de dollars. Cependant, Hadj Tahar Boulenouar, président de l'Association nationale des commerçants et des artisans algériens (Ancaa), a dressé un tableau peu reluisant du secteur de la bijouterie qui semble être à la traîne.
"Cette activité très lucrative souffre énormément du marché informel. L'absence de contrôle du marché de l'or a aggravé la situation des artisans. L'insuffisance de la matière première a compliqué la situation des tenants d'ateliers. Le marché officiel de l'or, qui a besoin de 15 tonnes par an, souffre d'un déficit de 5 tonnes qui sont versés par les réseaux mafieux dans le circuit informel".
Et de déplorer plus loin : "Des bijoux contrefaits inondent le marché national. Plus de 30% de l'or mis en vente est truqué. Ce trafic cause au Trésor public une perte sèche estimée à plus de 40 milliards de dinars. Les dégâts causés par les réseaux parallèles de vente sont insurmontables. Plus de 10 000 artisans et commerçants de bijoux ont mis la clé sous le paillasson ces cinq dernières années."

H. H.
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