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Pourquoi Amrouche a-t-il été préservé ' Sanctions contre le Mouloudia d'Alger



Pourquoi Amrouche a-t-il été préservé ' Sanctions contre le Mouloudia d'Alger
L'affaire des sanctions qui ont frappé le Mouloudia d'Alger est loin d'être finie. Malgré ce qui a été prononcé par la commission de discipline de la Ligue du football professionnel, il semblerait que le coordinateur de la section football, Omar Ghrib, soit toujours opérationnel dans le club algérois en dépit de l'exclusion à vie du football algérien dont il a été l'objet par lesdites sanctions.
Selon des journaux spécialisés, il se serait présenté jeudi à l'entraînement de l'équipe et a annoncé aux joueurs que ce dimanche ils seraient invités au restaurant par le PDG de Sonatrach, Abdelhamid Zerguine et qu'il sera à ses côtés. On se demande à quel jeu joue Sonatrach qui semble ne pas savoir communiquer avec les joueurs qu'elle emploie puisqu'elle utilise Omar Ghrib pour le faire.
Et si ce dernier venait réellement à prendre place à côté du premier responsable de la firme pétrolière, c'est que tout va de travers au niveau de celle-ci. On ne comprendrait pas qu'une personne sanctionnée par la Fédération algérienne de football mais également par Sonatrach puisse rester dans les parages du club professionnel et prenne place devant le grand patron de l'entreprise propriétaire de la SSPA.
Plus coupable que tous les autres
Hocine Amrouche vient de démentir qu'il a démissionné de son poste de président du conseil d'administration du club professionnel. Mieux, il vient de recevoir l'appui des membres du même conseil qui lui ont renouvelé leur confiance. pourquoi cela ' Tout simplement parce que la Fédération algérienne de football et la Ligue du football professionnel ont failli à leur mission. Dans tout ce qui est arrivé au club algérois, s'il y a quelqu'un qui méritait d'être sanctionné plus que tous les autres, c'est bien le président du conseil d'administration.
Quand des erreurs sont commises au niveau de la gestion d'une entreprise, il est normal que son patron soit le premier à en faire les frais. Dans le cas de l'équipe de football du MCA, celui qui aurait dû payer pour le manquement de cette équipe aux règles du protocole de la finale de la Coupe d'Algérie c'est d'abord et avant tout son patron, à savoir le président du conseil d'administration. Il devait ce jour-là faire montre d'autorité pour renvoyer sur le champ Omar Ghrib et dicter sa loi aux joueurs pour les enjoindre à recevoir leurs médailles.
L'affaire était bien trop grave pour faire du sentimentalisme. Or, qu'avons-nous appris des démarches de Amrouche à l'issue de la finale ' Tout d'abord sa déclaration à la radio chaîne III où il s'en est pris à l'arbitre. Puis quand la journaliste lui a demandé s'il ne trouvait pas que l'équité sportive n'était pas bafouée par ses joueurs qui venaient de rejoindre leur vestiaire, il a eu cette réponse : «L'équité sportive c'est de désigner un arbitre correct.»
Pendant que Amrouche parlait, ses joueurs étaient déjà dans leur vestiaire et les plus hauts dignitaires de l'Etat les attendaient à la tribune présidentielle. Si ce n'est pas là un grand manquement au devoir d'un président de club on se demande ce que cela peut être. Le lendemain, invité de la radio chaîne III, Amrouche a reconnu avoir fait une déclaration à chaud. Il a présenté ses excuses à l'arbitre et a admis s'être comporté comme un supporter.
Il a également présenté ses excuses aux représentants de l'Etat qui ont attendu de très longues minutes son équipe. Il a avoué avoir tout fait pour raisonner ses joueurs et qu'il s'est présenté à la tribune présidentielle pour recevoir les médailles de son équipe mais trop tard car la cérémonie protocolaire était finie. Malgré cette action, il n'est pas excusable.
Une peine ridicule
Le Code de l'éthique du football algérien indique en son article 3 que «Les officiels doivent prendre conscience de l'importance de leur fonction et des obligations et responsabilités qui y sont liées. Ils sont tenus, à travers leur comportement, de soutenir et d'encourager à tous égards les objectifs de la FAF, des ligues et des clubs, et d'interdire tout ce qui peut nuire aux objectifs fixés par ces entités. Ils sont tenus d'observer le devoir de loyauté, tel un bien précieux, envers la FAF, les ligues et les clubs.
Durant l'exercice de leur fonction, les officiels sont tenus d'adopter un comportement éthiquement irréprochable. Ils sont tenus de se comporter avec dignité et d'agir avec crédibilité et intégrité.»
L'article 5 du même Code stipule quant à lui que «Outre les règles fondamentales stipulées à l'article 3, les officiels sont également tenus d'observer un comportement impartial et compatible avec leur fonction et leur intégrité face aux institutions publiques, organisations, fédérations et groupements nationaux et internationaux, de manière à préserver les intérêts et objectifs de la FAF, des ligues et des clubs.» Hocine Amrouche en tant que président de la SSPA-MCA, s'est-il plié aux dispositions de ce texte ' Certainement pas.
De ce fait, il aurait dû écoper d'une sanction sportive plus lourde que la ridicule amende de 200 000 dinars dont on se demande si c'est lui qui l'a paiera ou son club qui serait, ainsi, sanctionné pour une énorme bourde de son patron. L'exemple de la conduite vient d'en haut.
Le niveau des sanctions doit également être à la hauteur de la responsabilité des contrevenants. La commission de discipline a condamné Hocine Amrouche pour manquement à l'obligation de réserve. On ne voit vraiment pas où se trouve ce manquement. Par contre il y avait moult griefs à lui reprocher mais on a préféré les taire. C'est aussi ça le football algérien.
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