
Le groupe des 14 partis politiques, qui se sont ligués contre la révision de la Constitution, semblent avoir les mêmes caractéristiques et les mêmes attitudes : une polarisation sur des événements de conjonctures pour meubler leurs activités, une absence de réflexion nationaliste et une approche aussi restrictive sur les réformes engagées par le pays. Cela dit, les résultats de ces alliances de circonstance et sur lesquelles insiste beaucoup le président du MSP, Abderrezak Mokri, traduisent les desseins de ce dernier à vouloir capter une emprise sur une opposition disparate. Par-delà, l'affaiblissement des partenaires de Mokri sur le plan organique et politique, ce type de liens politiques s'effectue sur un plan qui ne repose sur aucune architecture, sur aucun argument crédible, l'essentiel de ses concepteurs est de faire du tapage pour attirer l'attention des chancelleries occidentales accréditées à Alger et qui sont à cheval sur ce genre de mouvements, tout à fait, du reste pour les Algériens politiciens et qui n'apporte rien de nouveau au pays, puisque, jusqu'à preuve du contraire, le président de la République jouit de toutes les prérogatives que lui confère la Constitution pour gérer le pays. La faiblesse de ces 14 partis politiques se révèle ainsi : ils ne sont pas en situation de force pour geler les prochaines échéances. Certains parmi eux ont déjà tenté les mêmes man'uvres pour contrer la première révision de la fondamentale du pays qui a eu lieu au mois de novembre 2008, mais en vain'Ce qui ne présage rien de positif pour ce genre de rassemblement. Le fait de ne pas vouloir prendre la responsabilité pour apporter leur appui à ce projet d'amendement de la Constitution annoncé le 15 avril 2011 par le président de la République explique la nature de cet activisme, dont les acteurs refusent à participer sérieusement à l'élaboration d'actions constructives pour le pays. Il ne leur reste qu'à attendre la bienveillante attention de leurs maîtres à penser de l'étranger. D'une façon générale, sur le terrain, les choses se passent autrement que dans les coulisses ou les conclaves, nombre de partis à l'image du FLN-RND-MPA et TAJ, ainsi que la Centrale syndicale, UGTA, ont pris l'engagement de contrer chaque intrigue visant les réformes politiques engagées par le président Abdelaziz Bouteflika. La volonté de cette classe politique et sociale est de bâtir une sorte de noyau stabilisateur au sein de l'arène politique et, à défaut, de contribuer à la réussite des prochaines échéances politiques annoncées par le chef de l'Etat. Une détermination durable, indique-t-on dans ce camp, compte tenu des causes et des objectifs réels que vise l'agenda à venir. Cela étant posé, les partis majoritaires dans leur ensemble qui soutiennent le programme politique du président Abdelaziz Bouteflika sont conscients que la situation politique du pays ne s'améliorera qu'à la suite du parachèvement de l'Etat de droit, plus précisément parce que ce parachèvement éviterait de laisser aller la démocratie au gré des désirs, des ambitions et des conjonctures.Ce cercle partisan appelé à se renforcer se donne la parole de contribuer à une plus grande cohérence et à un meilleur engagement, cela concerne au premier degré l'accompagnement du président Abdelaziz Bouteflika jusqu'au bout de son programme politique. L'autre camp est la négation de cet esprit, il se focalise sur la non révision de la Constitution, l'application de l'article 88 de la Constitution et, par ricochet, sur une présidentielle anticipée en faisant abstraction de toute autre forme d'évolution sociopolitique du pays.
Alors qu'une plus grande souplesse, voire un consensus est en train de se dégager au sein du camp démocratique-nationaliste, où tout au moins une meilleure appréhension des enjeux politiques, économiques et sociaux à la faveur de la stabilité que connaît l'Algérie, est de plus en plus évidente, on constate que c'est l'effet inverse qui se produit dans le camp de la mouvance islamique. Tout se passe comme si celle-ci, en multipliant ses constats avec l'étranger, veut gérer le pays et ses institutions à sa guise et à son profit exclusif.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : B C
Source : www.lemaghrebdz.com