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"Pour une nouvelle dynamique économique"



"Il faut une nouvelle dynamique économique", a plaidé, hier, le président de la Confédération algérienne du patronat (CAP), Boualem M'rakech, lors d'une conférence de presse, organisée au siège de l'organisation, à l'hôtel El-Aurassi à Alger. Pour M. M'rakech, il s'agit d'introduire des réformes "courageuses et déterminées" qui assureront le développement à long terme de notre pays. Le président de la CAP, qui a présenté une étude sur "une stratégie claire et visible du développement économique durable pour les 15 prochaines années", remise au Premier ministère, estime que le secteur privé devra être en mesure de prendre le relais comme moteur de la croissance de l'activité hors hydrocarbures. L'économie algérienne est surtout stimulée par l'investissement public. L'effondrement des cours du pétrole a mis au jour des vulnérabilités présentes de longue date dans une économie excessivement tributaire des hydrocarbures. L'étude de la CAP, réalisée en collaboration avec le Dr Frank P. M. Karg, président d'HPC International SAS, souligne l'urgence de changer de modèle économique. La feuille de route et la stratégie pour le développement durable et productif en Algérie élaborées ciblent cinq secteurs en priorité. Il s'agit du tourisme et la multitude des services associés, des activités minières, des services et technologies vertes de l'environnement et de la santé publique, des énergies renouvelables et propres, des industries propres, productives et exportatrices et enfin la formation professionnelle publique et privée en s'inspirant du système allemand de formation par apprentissage. Le document insiste sur la nécessité de renforcer et de soutenir les petites et moyennes entreprises. Dans le monde entier, le secteur des petites et moyennes entreprises (PME) joue un rôle moteur dans l'innovation et la création d'emplois. Dans l'ensemble, ce sont les PME qui génèrent de la croissance, créent des emplois, se développent plus rapidement et sont plus novatrices. Mais par-dessus tout, elles sont nettement moins complexes (du point de vue de la structure) et plus efficientes et souples que les grandes entreprises. La CAP suggère, dans l'étude, la mise en place de primes crédits d'impôts, sur la recherche, l'emploi créé, les activités et l'exportation.M. M'rakech estime essentiel la mise en place de conditions pour que l'entreprise privée puisse prendre le relais de l'Etat dans la réalisation des politiques de développement national. L'étude appelle à l'amélioration du climat d'investissement par un renforcement de la gouvernance économique. Dans ce cadre, l'étude propose, entre autres, l'octroi "d'une prime pour les fonctionnaires sur l'efficacité, sur la réduction de la bureaucratie". Le document cite également la nécessité "d'un développement du marché financier et d'une amélioration du marché de travail tout en assurant la protection des travailleurs". La CAP, qui regroupe15 fédérations sectorielles, propose, aussi, "la diminution progressive des subventions énergétiques non renouvelables". Boualem M'rakech a indiqué que son organisation a créé une commission économique de production et d'échange (CDE). Son rôle est de recenser tous les problèmes rencontrés par les opérateurs. Elle est chargée, également, d'accompagner l'entreprise.Se félicitant des actions entreprises par le gouvernement pour valoriser la production nationale, le président de la CAP estime que l'offre nationale "doit pouvoir augmenter".M. M'rakech insiste sur la nécessité de lutter contre la spéculation, relevant le dysfonctionnement dans les circuits de distribution. M. R.
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