Alger - Revue de Presse

«Pour une intégration maghrébine»



Il considère que les taux de croissance des PIB (autour de 3 à  4%) dans des pays à  forte progression démographique et à  population jeune, sont loin de résorber le chômage endémique.
Aussi, les échanges commerciaux intermaghrébins sont de 2% alors que la moyenne des constructions régionales s'élève à  40%. Dans son livre de 450 pages, publié par les éditions Cabrera et All Media, M. Sari propose une intégration économique maghrébine, d'autant plus que les populations aspirent à  l'union. «Le marché commun maghrébin attire les investissements et assure la stabilité, la sécurité et l'indépendance économique.
Il faut mettre de côté les problèmes politiques et penser aux générations futures», plaide-t-il dans une allusion au conflit politique entre Alger et Rabat.
A ce titre, il voit dans les dernières déclarations des hauts responsables des deux pays des signaux de dégel des relations qui devraient se traduire par la réouverture des frontières.
Adepte acharné d'une «zone commune», l'orateur en veut pour preuve le développement économique de beaucoup de pays, parfois ennemis jurés dans un passé récent, qui ont intégré des conglomérats régionaux, dont l'Union européenne, le Mercosur (marché commun d'Amérique du Sud) qui réunit le Brésil, l'Argentine, le Paraguay, l'Uruguay.
Le conférencier rappelle que le Maghreb reste la seule région dans le monde à  ne pas àªtre «intégrée». L'absence d'une union économique maghrébine empêche le développement des échanges de biens et services et de capitaux, ainsi que de la circulation des ressources humaines, selon lui.  En guise de propositions, M. Sari avance trois préalables nécessaires à  une meilleure évolution des économies maghrébines ; il s'agit de la lutte contre la corruption, la réduction des dépenses militaires et la réalisation d'une intégration économique régionale. Avec la concrétisation de ces défis, l'économie du Maghreb aurait un gain de 6% sur le PIB, selon ses dires.
M. Sari recommande aussi la mise en place d'une monnaie commune, à  savoir le dinrham (contraction des mots dirham et dinar) qui cohabiterait avec les monnaies nationales. «Cette monnaie servirait aux échanges commerciaux et à  l'investissement et chaque pays peut garder sa propre monnaie», dit-il.
L'objectif est de passer d'un taux des échanges intra-maghrébins de 2 à  40%, soit la moyenne des échanges au sein des zones économiques internationales.
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