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Pour une 2e lecture de la loi sur la représentativité de la femme (UNFA)



Pour une 2e lecture de la loi sur la représentativité de la femme (UNFA)
ALGER - La Secrétaire générale de l'Union nationale des femmes algériennes (UNFA), Nouara Hafsi a plaidé, mercredi à Alger, pour "une deuxième lecture" de la loi organique relative à la promotion de la participation de la femme au niveau des assemblées élues "après que cette dernière a été vidée de son contenu" par certains députés de l'Assemblée populaire nationale (APN).
Dans une déclaration à l'APS en marge de la conférence nationale sur la promotion de la participation de la femme dans la vie politique initiée par l'UNFA, Mme Hafsi a qualifié ce texte adopté récemment par l'APN d'"inéquitable" car ayant été vidé de son contenu.
Dans ce contexte, la Secrétaire générale de l'UNFA a appelé le président de la République, Abdelaziz Bouteflika à intervenir pour ordonner "une deuxième lecture de la loi et honorer ses engagements vis-à-vis du peuple en sauvant ses réformes politiques qui visent à asseoir une véritable démocratie".
Elle a souligné, à cette occasion, la nécessité "de respecter le système des quotas dont le taux a été estimé à 30% pour permettre à la femme de contribuer pleinement à la prise de décision". L'UNFA "veut être associée à tous ceux qui veillent à appliquer cette loi en tenant compte des compétences scientifiques, culturelles et politiques des femmes" et écarter des listes électorales celles qui ne répondent pas à ces critères, a-t-elle ajouté.
Pour Mme Hafsi, le système des quotas "n'est pas un cadeau offert à la femme, mais plutôt une reconnaissance à cette dernière pour les réalisations qu'elle a accomplies dans tous les domaines" ajoutant que les amendements introduits au projet dénotaient d'une volonté d'exclure la femme "de l'activité politique et de la représentativité aux assemblées élues contrairement à la volonté du président de la République d'asseoir des réformes politiques réelles".
L'article 2 du texte prévoyait un taux obligatoire de représentativité de 33 % de femmes sur chaque liste indépendante ou de partis sous peine de rejet total de la liste.
Les députés de l'Assemblée populaire nationale (APN) avaient amendé cet article en fixant ce taux entre 20 et 40 % en fonction du nombre de sièges au niveau de chaque wilaya et à 50 % pour les sièges de la communauté nationale établie à l'étranger pour les élections de l'APN.
S'agissant des élections des Assemblées de wilaya (APW), l'article 2 prévoit un taux de représentation de 30 % sur les listes de candidature concernant les assemblées des chefs lieu de daïras et des communes qui comptent plus de 20.000 habitants.
Par ailleurs, Mme Hafsi a rappelé les sacrifices consentis par la femme algérienne ainsi que les réformes initiées par le président Bouteflika depuis 1999 dans les domaines politique et socio-économique en vue d'améliorer la situation et d'opérer un changement positif.
Elle a appelé à aplanir tous les obstacles qui entravent la réalisation des objectifs de la femme sur la scène politique estimant que l'article 31 bis introduit à la Constitution amendée "constitue un moyen idoine pour la promotion du rôle de la femme sur la scène politique".
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