Exportateurs et importateurs devront nécessairement partager les risques et s'entendre pour son développement harmonieux.
Il est à craindre à cet égard, que des actions unilatérales, rompant un équilibre déjà délicat, n'entraînent des effets indésirables pour tous», a indiqué, hier, le ministre de l'Energie et des Mines, Youcef Yousfi, à l'ouverture de la conférence Algeria Future Energy organisée à Alger par le CWC à propos de l'industrie du gaz. Cette rencontre, qui a vu la participation de près de 300 représentants de compagnies internationales et nationales, doit permettre de relancer les investissements et le partenariat. «L'Algérie ne saurait être spectatrice des bouleversements qui sont en cours sur la scène énergétique internationale», a indiqué le ministre, ajoutant que «nous avons l'ambition de continuer à jouer un rôle positif et constructif sur la scène énergétique et gazière dans le monde».
«La consommation nationale d'énergie croit à un rythme jamais connu auparavant que ce soit pour l'électricité, le gaz naturel ou les carburants, et il est attendu que la demande nationale passera de 40 à plus de 80 millions de tep à l'horizon 2030», a indiqué M. Yousfi, qui a précisé qu'«en 2011, le volume des exportations d'hydrocarbures a atteint 131 millions de tep, dont 53% en produits gazeux». «La révision en cours du cadre légal vise précisément à encourager et à développer notre potentiel en hydrocarbures dans des conditions économiques et financières mutuellement profitables, pour le pays et pour les investisseurs.» Intervenant au cours de la même séance, le PDG de Sonatrach, Abdelhamid Zerguine, a indiqué : «Des 85 milliards de dollars prévus dans le plan de développement de Sonatrach 2012-2016, nous n'avons réalisé en 2012 que 10 milliards de dollars à peine et nous prévoyons 15 milliards de dollars pour 2013.»
Et d'ajouter que «le partenariat reste un levier stratégique pour la compagnie qui va fêter l'année prochaine ses 50 ans d'existence». «Les amendements de la loi sur les hydrocarbures offriront un cadre institutionnel plus favorable au développement de nos activités et au partenariat», selon M. Zerguine, qui a ajouté que Sonatrach recherchait aussi le partenariat pour développer l'exploration, notamment en offshore. Le PDG a lancé un appel aux groupes énergétiques présents pour investir dans le programme de la pétrochimie. Concernant la construction de nouvelles raffineries, le responsable de Sonatrach a indiqué que le programme se chiffrait à 14 milliards de dollars.
«Pour l'électricité, afin de maintenir et améliorer à court terme l'aspiration des Algériens à mieux vivre, il sera nécessaire de porter d'ici à 2017 la capacité installée actuelle de près de 12 500 MW (pour une demande en pointe été de 10 360 MW) à plus de 24 000 MW avec une pointe été prévue de 20 000 MW. C'est dire l'effort attendu où il s'agira de doubler les infrastructures électriques en moins de 5 ans», a indiqué pour sa part le PDG de Sonelgaz, Noureddine Boutarfa. «Pour la période 2012-2022, les plans de développement des sociétés du groupe Sonelgaz représentent un montant de près de 80 milliards de dollars», a-t-il ajouté.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Liès Sahar
Source : www.elwatan.com