
Il ne nous est pas encore arrivé d'envisager la construction d'une Afrique de la défense, d'une Afrique de la sécurité, bien que le terrorisme nous ait tous placés dans la situation où nous sommes contraints à coopérer pour le combattre. Il y a eu tout de même une certaine avancée (avancée certaine) à Alger quand les polices africaines avaient créé l'Afripol.Deux questions méritent réponse. S'agirait-il d'un mécanisme de coopération intra-Union africaine appelé à devenir une institution au sein de l'UA ou le relais africain de l'Interpol international' Hamel vient de dire que la coopération internationale intègre l'Afripol.S'il s'agit d'un mécanisme intra-africain, ne serait-ce pas mieux d'abord de créer un espace judiciaire africain ' Celui-ci nécessite un autre préalable, à savoir des systèmes législatifs communs, ou plutôt compatibles entre eux afin que les mots possèdent les mêmes contenus et que la nature du crime commis dans un pays possède la même lecture dans un autre pays africain, et ce, pour qu'il n'y ait pas d'amalgame. Ce ne sont pas des opposants politiques ou des militants des droits de l'Homme qu'il faudrait pourchasser.L'homogénéité des systèmes judiciaires nécessite là encore une homogénéité des systèmes législatifs. Ce n'est pas encore suffisant car il faudrait uniformiser les systèmes politiques. Une démocratie et une dictature ne font pas face à une même conception du crime.Pour ce qui concerne la police algérienne, il est vrai que depuis qu'un Vert a été placé à la tête des Bleus, il y a une course vers les innovations. Il ne s'est pas passé de jour sans que l?on entende parler de la police et ses activités liées à l'organisation de la vie publique. De nouveaux concepts sont nés. Des formes nouvelles d'interpellation lors de manifestations. L'idéal bien sûr est que l'administration ne soit pas avare dans la délivrance des autorisations de manifester pacifiquement.Il est plus facile d'encadrer que de réprimer. Il n'appartient pas, hélas !, à la police d'apprécier si telle manifestation doit être autorisée ou non. On dit parfois (on aimerait que cela soit souvent) que la police a «civilisé» ses modes d'intervention. Pour n'avoir pas à réprimer brutalement, la police intervient en sureffectifs. Avec une loi du nombre en sa faveur, il est plus facile de maîtriser sans le recours à la violence.Il n'est pas normal qu'un citoyen perde la vie quand il sort dans la rue s'exprimer pacifiquement. Il y a le concept de police de proximité qu'il faudrait clarifier. Or, de grandes cités sont construites sans accompagnement d'infrastructures de sécurité.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Bachir Medjahed
Source : www.lnr-dz.com