Alger - A la une

Pour parer à la crise due à la chute des prix du pétrole : Les opérateurs encouragés à exporter leurs produits



Pour parer à la crise due à la chute des prix du pétrole : Les opérateurs encouragés à exporter leurs produits
Dans la perspective de diversifier l'économie nationale, et si "la politique du gouvernement est de soutenir et promouvoir l'investissement pour la production locale " cette même politique favorise également le volet exportation"."Nous encourageons tous les investisseurs à s'adresser aux marchés internationaux. Il s'agit pour eux d'identifier les opportunités et nous serons là pour les encourager", a déclaré récemment le ministre de l'Industrie. Premier pas pour montrer la très bonne intention du Gouvernement envers tous les investisseurs aussi bien algériens qu'étrangers, il y a lieu de noter la suppression des restrictions à l'exportation..
Pour mieux comprendre, les investisseurs ou opérateurs pour être plus précis avaient une mesure qui " bloquait " quelque peu leurs enthousiasmes à savoir la fameuse mesure les obligeant à demander une autorisation d'exporter leurs produits. Eh bien, celle-ci vient d'être levée.
Il n'y a plus cet obstacle à l'export. Et c'est le ministre de l'Industrie lui-même qui l'a indiqué sans oublier de préciser que cette décision de libérer l'acte d'exporter a été prise "il y a quelques jours" par le gouvernement Ouyahia.
Ce qui conforte la dernière déclaration du directeur général du secteur public marchand Kheiredine Medjoubi, lors de l'édition Alger Industries. "Nos entreprises devraient ainsi se substituer aux importations et, pourquoi pas, passer à l'étape de l'exportation et l'exportabilité des projets", avait-il indiqué. D'ailleurs pour lui, la tenue du 11e Salon professionnel de l'Industrie s'inscrit dans cette perspective.
Il faut reconnaître aussi que nos entreprises nationales publiques et privées ont enregistré des avancées notables dans le domaine des équipements et accessoires, reste à redoubler leur cadence de production pour être plus présent sur le marché local afin de diminuer le poids des importations.
Il faut de suite rappeler que ce premier pas a été précédé d'un premier consistant à l'autorisation des banques et des intermédiaires financiers à conclure entre eux et avec leur clientèle, des transactions d'achat et de devises contre dinar.
La Banque centrale "décentralise", mais sans omettre de fixer des garde-fous. Parmi les mesures qui ont modifié la loi sur la monnaie et le crédit, la réforme de la fiscalité est d'importance capitale pour l'objectif de diversifier notre économie.
La réforme de la fiscalité pour réguler l'économie informelle (45% du PIB) ainsi que l'ouverture des entreprises publiques aux opérateurs privés sont d'une nécessité absolue. Le premier pas vient apparemment d'être franchi avec ce règlement de la Banque d'Algérie relatif au marché interbancaire des changes et aux instruments de couverture du risque de change dans les opérations du commerce extérieur. Celui-ci a bel et bien été publié au Journal officiel no 55.
Le texte a été approuvé au mois de juillet 2017 par le Conseil de la monnaie et du crédit. Les banques et les établissements financiers, en tant qu'intermédiaires agréés, sont, désormais, autorisés à conclure entre eux et avec leur clientèle, des transactions d'achat et de devises contre dinar.
Ainsi, " les intermédiaires agréés sont autorisés à prendre des dépôts en devises de la clientèle et accorder à cette dernière des prêts en devises. Ils peuvent aussi conclure entre eux, sur le marché interbancaire des changes, pour leur propre compte ou pour le compte de leur clientèle des transactions de change au comptant et à terme, ainsi que des opérations de trésorerie devises, et effectuer des opérations de change au comptant avec des banques non résidentes", annonce la loi.
Seulement la Banque d'Algérie met des garde-fous telle que cette condition qui annonce que les intermédiaires doivent les utiliser pour assurer la liquidité du marché interbancaire ou la couverture des engagements envers l'étranger contractés par eux-mêmes ou par leur clientèle.
Ainsi donc et si certaines opérations peuvent s'exécuter en totale liberté (opérations de change, taux d'intérêt applicables aux opérations de trésorerie) il n'empêche que tout doit s'exécuter dans la totale transparence. "Les intermédiaires agréés sont tenus d'afficher les cours de change au comptant à l'achat et à la vente, et les taux d'intérêt applicables aux devises qu'ils traitent, habituellement, contre dinars", prévient ce nouveau règlement.
Des chiffres du premier trimestre 2017, on notera des statistiques des Douanes Algériennes que "
Dans la structure des exportations algériennes, les hydrocarbures continuent à représenter l'essentiel de nos ventes à l'étranger durant le premier trimestre 2017 avec une part de 94,73% du volume global des exportations, et une hausse de 43,42% par rapport à la même période 2016.
Quant aux exportations " hors hydrocarbures ", elles demeurent toujours marginales, avec seulement 5,27% du volume global des exportations soit une valeur de 471 millions de dollars US. Elles ont enregistré une hausse de 14,32%par rapport au premier trimestre 2016. Les principaux produits hors hydrocarbures exportés, sont constitués essentiellement par le groupe " demi-produits " qui représente une part de 3,9% du volume global des exportations soit l'équivalent de 349 millions de dollars US.
Le groupe " biens alimentaires" vient en seconde position avec une part de 0,97% soit 87 millions de dollars US suivi par le groupe " produits bruts " avec la part de 0,21% soit en valeur absolue, 19 millions de dollars US, et enfin les groupes" biens d'équipement industriels" et "biens de consommations non alimentaires " avec les parts respectives de 0,15% et 0,04%.
Aujourd'hui, l'Etat a pris des mesures pour aider à développer ces exportations hors hydrocarbures et c'est donc aux opérateurs de se manifester pour participer activement à la diversification de l'économie nationale. Car, faut-il aussi indiquer que seul le langage du terrain parle?
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)