
Pour l'Association El Aman Alger, membre de la Fédération nationale des consommateurs, l'introduction du e-paiement en Algérie est désormais une nécessité.Rym Nasri - Alger (Le Soir) - «On parle de m-paiement alors que le e-paiement n'existe même pas. C'est irréel», déplore son président, Hassan Menouar.Intervenant hier au forum du quotidien DK News à Alger, à l'occasion de la Journée mondiale des consommateurs, il assure que les Algériens rêvent du jour où ils pourront effectuer leurs courses et régler leurs consommations avec une carte bancaire. Pour lui, il est question d'améliorer le cadre de consommation. «Il faut que les autorités prennent conscience que les consommateurs sont demandeurs du e-commerce et que les Algériens aiment les nouvelles technologies», dit-il.Et d'expliquer qu'actuellement, le e-commerce en Algérie est une activité qui demeure non cadrée. «Ceux qui l'exercent disposent uniquement d'un registre de commerce avec une extension permettant une activité à distance», précise-t-il. Une absence totale de réglementation qui laisse les transactions effectuées sur ces sites «incertaines» et les consommateurs «non protégés».Le président de l'association El Aman Alger souligne ainsi l'urgence de la mise en place de la réglementation pour gérer cette nouvelle activité. Une activité qui s'impose d'elle-même notamment, avec le développement des nouvelles technologies. «Il faut que ce type de commerce soit réglementé et bien cadré. Ces sites de e-commerce doivent avoir des agréments dont le numéro figure sur la page internet afin de rassurer les consommateurs», détaille-t-il encore.Les contraintes de la carte d'identité nationale biométriqueDe son côté, le directeur exécutif de la Fédération nationale des consommateurs, Mohamed Toumi, évoque le cas de la carte d'identité nationale biométrique. Selon lui, les détenteurs de cette carte rencontrent des complications dans certains usages. «Comme cette carte ne comporte que le nom de jeune fille, les femmes mariées, dont le compte bancaire ou CCP est ouvert avec le nom de l'époux, ne peuvent plus accéder à leurs comptes ou retirer de l'argent. Elles sont obligées de présenter un livret de famille», affirme-t-il.La même complication s'impose dans les établissements hôteliers. «Un couple doit présenter le livret de famille car la carte nationale biométrique de l'épouse ne comporte pas le nom de son époux», ajoute-t-il.Mohamed Toumi évoque un troisième cas encore plus compliqué. «Les notaires n'ont pas accès à l'adresse qui ne figure pas sur la carte biométrique, pourtant indispensable pour l'acte de propriété. Les citoyens qui font des transactions commerciales foncières rencontrent ce problèmes», dit-il.Face à toutes ces contraintes poursuit-il, «nombre de demandeurs de cette nouvelle carte refusent de retirer la carte d'identité nationale biométrique et préfèrent continuer à circuler avec l'ancienne carte en carton, toujours en cours de validité».Pour lui, les textes d'application devraient être mis en place avant d'adopter cette nouvelle carte d'identité nationale et des lecteurs de ces cartes fournis aux services concernés.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ry N
Source : www.lesoirdalgerie.com