L'Union nationale des jeunes investisseurs (UNJI) appelle à l'arrêt immédiat des saisies et l'annulation des poursuites judiciaires contre les entreprises créées dans le cadre des dispositifs d'aide à l'emploi. Elle plaide aussi pour la prolongation du délai de remboursement du crédit contracté.Rym Nasri - Alger (Le Soir) - Sur les 1,2 million d'entreprises créées dans le cadre des dispositifs d'aide à l'emploi, 35% d'entre elles sont aujourd'hui en difficulté. C'est ce qu'a affirmé le président de l'Union nationale des jeunes investisseurs, Riadh Tenka, hier au forum du quotidien El Moudjahid à Alger.
Afin de faire face à cette situation, il a ainsi appelé d'abord pour l'arrêt immédiat des saisies et l'annulation des poursuites judiciaires contre ces investisseurs.
Pour lui, cette «annulation» doit être ratifiée dans le cadre d'une convention établie entre le ministère des Finances et celui du Travail ainsi que l'Association des banques et des établissements financiers (Abef).
Riadh Tenka a également plaidé pour la prolongation à 20 ans du délai de remboursement du crédit contracté initialement de 13 ans.
Autres obstacles rencontrés par ces jeunes investisseurs, il cite la règle du 49/51 qui, selon lui, est un «obstacle» ainsi que l'absence de foncier industriel.
Le président de l'Union nationale des jeunes investisseurs évoque aussi la loi sur le marché public qui stipule à ce que les collectivités locales accordent 20% des marchés publics à ces entreprises. «Les collectivités locales n'appliquent pas ce quota sur le terrain.
Aujourd'hui, nous demandons à ce que celle-ci soit obligatoire», dit-il.
De son côté, le président de l'Association de soutien aux micro-entreprises de Boumerdès, Brahim Agraniou, a énuméré une longue liste d'entraves auxquelles font face les micro-entreprises créées dans le cadre des dispositifs d'aide à l'emploi. Il dénonce d'emblée l'absence d'une étude technique et économique par l'Ansej (Agence nationale de soutien à l'emploi des jeunes) ou l'Agem (Agence nationale de gestion du micro-crédit), des projets présentés par les jeunes investisseurs avant leur lancement.
Il évoque aussi la bureaucratie et le manque de coordination entre les administrations ainsi que la «politique abusive» des banques qui «ne nous garantissent ni l'orientation ni l'accompagnement pour ces jeunes investisseurs», dit-il.
Brahim Agraniou n'omet pas également de souligner la «mauvaise foi» des importateurs. «Ils nous imposent du matériel de mauvaise qualité et à des prix exagérés», dit-il encore.
Ry. N.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Rym Nasri
Source : www.lesoirdalgerie.com