
Au MSP, on est convaincu que la crise financière aiguë à laquelle fait face le pays et que le projet de loi de finances pour l'année 2017 dévoile «on ne peut plus clairement», de par l'arsenal de mesures d'austérité qu'il charrie, ajoute de «l'eau à son moulin» dans sa revendication d'une «transition démocratique négociée et apaisée» portée, par ailleurs, par de grands pans de l'opposition.Mohamed Kebci - Alger (Le Soir) - Le président du mouvement qui avertissait, hier mardi, à l'occasion d'une conférence de presse, sur l'impact dangereux de ce projet de loi de finances, a, en effet, plaidé pour une «trêve politique» qui permettra, selon lui, de «faire face ensemble» justement à cette crise, suppliant presque le pouvoir d'entendre, au moins pour une fois, ce «cri de la raison et du cœur». Car, pour Abderrezak Mokri, qui décortiquait, dans le moindre détail, les dispositions portant le sceau de l'austérité dont «regorge» ledit texte, actuellement en débat à l'Assemblée populaire nationale (APN), le pays court le «risque trop sérieux» de «bouillonnement et de tensions qui peuvent exploser à tout instant».Et dire, a tenu à rappeler le président du MSP, que le parti en particulier et l'opposition plus généralement avaient «sonné l'alerte et avertissaient» d'une telle situation financière il y a de cela deux à trois ans, du temps de l'aisance financière. Il est vrai que jusqu'à une époque pas très lointaine, «on nous accusait à tort de noircir le tableau», a ajouté Mokri pour qui «le pouvoir qui porte l'entière responsabilité d'une telle situation ne pourra faire face seul à ses retombées». D'où son invitation, encore une, à l'endroit de ce pouvoir, à une «trêve politique» qui servira à «enclencher le processus de mise en œuvre de la fameuse transition démocratique» adoptée le 10 juin 2014 à l'issue de la conférence de Mazafran et à laquelle de larges pans de l'opposition ont pris part, mettant le doigt sur la «souveraineté populaire» qui doit être de mise lors d'élections législatives desquelles verront le jour de groupes parlementaires qui donneront, à leur tour, naissance à un «gouvernement d'union nationale» à même de faire face à cette crise financière, économique et sociale aiguë.Passant au peigne fin ledit projet de loi de finances 2017, le président du MSP l'a qualifié de «giron natal du nouveau modèle économique». Un nouveau modèle qui, selon lui, «ne bénéficie pas à la majorité du peuple algérien et ne réalise pas son véritable et pérenne essor économique» puisqu'il s'agit d'un modèle économique «capitaliste et sauvage mené par une minorité d'hommes d'affaires qui assurent les grands équilibres et mais délaissent la majorité du peuple dans la pauvreté et le besoin». Pour Mokri, ce PLF 2017 n'est que la «continuité de la loi de finances 2016 qui a ouvert la voie aux lobbies locaux et étrangers pour s'emparer de l'économie nationale».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M K
Source : www.lesoirdalgerie.com