Les travailleurs des communes ne désarment pas et comptent maintenir la mobilisation jusqu'à satisfaction de leurs revendications. C'est le message clé que comptent lancer les animateurs de la Fédération nationale du secteur des communes (FNSC), affiliée au Snapap, qui a décidé de poursuivre le débrayage.
Abder Bettache - Alger (Le Soir) - La décision prise par la FNSC a pour principal objectif de «maintenir la pression » et par voie de conséquence «ramener les pouvoirs publics à ouvrir de véritables négociations avec les représentants des travailleurs». L'action en elle-même consiste à observer une grève cyclique de trois jours par semaine, soit tous les lundis, mardis et mercredis. Selon un communiqué de ladite fédération, cette démarche sera maintenue «afin d'imposer la satisfaction des revendications des travailleurs du secteur». Selon la même source, les travailleurs des communes dénoncent ce qu'ils appellent «le silence méprisant des pouvoirs publics» ou encore «le non-respect envers une corporation qui donne le meilleur de soi-même dans l'exercice de son métier». Le bureau de la Fédération nationale du secteur des communes réitère, par ailleurs, ses revendications et appelle «au respect des libertés syndicales et le droit à la grève, la réintégration des syndicalistes et travailleurs licenciés ou suspendus, l'amélioration du pouvoir d'achat des travailleurs, la révision du statut particulier des corps communs, des ouvriers professionnels, des conducteurs et des gardiens, l'intégration en priorité de tous les contractuels et vacataires en poste, l'abrogation de l'article 87 bis et le maintien du régime de retraite sans condition». Selon cette fédération, «les travailleurs ont, une fois encore, et ce, malgré toutes les formes de pression et d'intimidation, démontré leur inébranlable détermination à faire aboutir leurs revendications, en répondant massivement au mot d'ordre de grève dans l'ensemble des wilayas du pays». La «FNSC prend acte de la réaction des pouvoirs publics concernant la signature des décrets portant statut particulier et régime indemnitaire, et en attendant de voir leur publication officielle, elle a décidé de reporter à une date ultérieure le rassemblement prévu le 26 septembre 2011 à Alger», lit-on dans le communiqué rendu public en 2011. Or, quelques mois après, cette fédération n'a rien vu venir d'où son appel lancé en direction de toutes les autres structures syndicales tout en informant l'opinion publique de ses revendications autour desquelles s'articulent ses actions. Il s'agit «du respect des libertés syndicales et du droit à la grève, la réintégration de tous les syndicalistes licenciés arbitrairement, l'augmentation des salaires en harmonie avec le coût de la vie, la promulgation du statut particulier des travailleurs communaux et du régime indemnitaire, l'intégration de tous les vacataires et contractuels et ceux exerçant dans le cadre du filet social et du pré-emploi, la révision des statuts particuliers des corps communs, des OP, des conducteurs et gardiens, l'abrogation de l'article 87 bis et le maintien du régime de départ à la retraite sans condition d'âge».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A B
Source : www.lesoirdalgerie.com