Alger

POUR EVITER LES EMEUTES DU LOGEMENT Moussa préconise le «travail de proximité»



Pas de remède miracle pour que distribution de logements ne rime plus avec émeute. Le ministre de l'Habitat avance cependant une piste : celle de la sensibilisation. Moussa espère une plus grande coopération au niveau local.
Nawal Imès - Alger (Le Soir) - Commentant les émeutes qui accompagnent régulièrement l'annonce des bénéficiaires de logements sociaux, le ministre de l'Habitat a livré son analyse. Il estime que le manque de travail de proximité est souvent à l'origine d'incompréhensions qui font croire aux citoyens que chaque distribution est la dernière. Or, dit-il, «ceux qui attendent les logements doivent savoir que le processus de construction est long». Le ministre, qui réunissait hier les directeurs des OPGI, s'est voulu rassurant, estimant que l'année en cours sera celle de l'accélération de la cadence avec, notamment, les facilitations en matière de mobilisation du foncier. 300 000 logements seront lancés au courant de l'année avec une prévision de livraison de 270 000 unités avec une prédominance du social-locatif et du promotionnel aidé. Le bilan de l'année dernière fait état de la mise en chantier de 325 000 logements et de la consommation d'un budget de 252 milliards de dinars. Pour 2012, Noureddine Moussa parle d'une «tendance intéressante » qui devrait permettre d'honorer l'engagement de livrer 1,2 million de logements à fin 2014. S'il a été beaucoup question de quantité hier, le ministre n'a pas omis d'évoquer la nécessité de réaliser des produits de qualité. Les premiers responsables des OPGI ont été instruits afin que le relations entre eux et les entreprises réalisatrices s'améliorent pour que la qualité du bâti puisse, elle aussi, s'améliorer. Moussa déplore, néanmoins, le déficit en grandes entreprises du bâtiment qui puissent prendre en charge les grands projets. La majorité des entreprises intervenant dans le secteur sont de nature familiale et emploient souvent moins d'une dizaine de personnes. Résultat : très souvent, les avis d'appels d'offres s'avèrent infructueux car les entreprises sont souvent peu qualifiées. Ce qui explique le recours aux entreprises étrangères qui ne postulent que pour les grands projets, souvent implantés dans les grandes villes. Le recours à ces dernières reste cependant limité puisque ces entreprises n'ont, lors du dernier quinquennat, continué qu'à hauteur de 7% de la globalité du programme du million de logements.
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