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POUR EUX, LEUR GRÈVE DE HUIT JOURS ETAIT UNE REUSSITE Les communaux promettent de revenir sur Alger



L'empêchement de leur sit-in prévu mardi devant le Palais du gouvernement ne semble point entamer la détermination des communaux à retenter le coup une autre fois.
M. Kebci - Alger (Le Soir) - Se voulant, en effet, comme une fin en apothéose de leur grève de huit jours déclenchée le 26 du mois de septembre dernier, le sit-in de ce mardi, quoiqu'avorté en raison de son empêchement par les forces de sécurité, a tout l'air de galvaniser les communaux structurés au sein de la Fédération nationale du secteur des communes, affiliée au Snapap. Son président parle d'une réussite, en ce sens, selon lui, qu'il révèle on ne peut plus clairement la volonté du pouvoir à étouffer toute voix discordante et toute revendication socioprofessionnelle autonome, et donc échappant à sa tutelle. «Nous prenons acte de l'empêchement de notre rassemblement mais nous reviendrons tôt ou tard dans la capitale», dira Azzedine Aït-Khelifa qui ne précisera pas quand, se contentant de dire que l'urgence pour l'entité syndicale qu'il préside est la poursuite de sa restructuration. Notre interlocuteur n'épargnera pas Belkacem Felfoul, «ce député à la retraite qui ne manque jamais d'aller au secours du pouvoir à chacune de nos actions», affirmera-t-il. «Il se prévaut d'être le président d'une aile du Snapap alors qu'il ne représente que lui-même», poursuivra Aït-Hamou qui ne manquera pas de répliquer à Ould Kablia qui a tenu à minimiser l'ampleur de la grève des huit jours de la FNSC en la circonscrivant à «trois régions connues, soit 132 communes sur 1 541 à travers le territoire national». Un «argument» qui n'étonne point Aït-Hamou tant, dira-t-il, «il en a été fait usage à chaque fois pour discréditer toute protestation». Et au président de la FNSC de revenir sur ce débrayage, le second en cette rentrée sociale, en parlant d'un taux d'adhésion allant crescendo au fil des jours jusqu'à atteindre durant les trois derniers jours le seuil de 77%. Une grève qui, dira-t-il encore, «a touché pas moins de 1040 communes quoique, reconnaîtra-t-il, avec une proportion considérable dans les wilayas du centre où le syndicat est bien structuré». «C'est récurrent chez nos responsables, ils ont toujours minimisé l'ampleur de la grogne sociale que connaît le pays, c'est leur manière de se maintenir en place», ajoutera Aït-Hamou dont l'entité syndicale met en avant de son mouvement de contestation, une plate-forme de revendications, dont l'élaboration du statut particulier et du régime indemnitaire des travailleurs communaux, l'augmentation salariale, eux dont la majorité perçoit une rémunération bien en deça du SNMG, le versement des rappels et des primes de rendement et de guichet, la révision et l'unification des statuts particuliers de tous les fonctionnaires et l'abrogation de l'article 87 bis de la loi 90/11 du code du travail précisant les composants du Salaire national minimum garanti (SNMG).
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