
Les agents généraux des assurances, sous l'égide de l'Association nationale des agents généraux d'assurances (Anaga), ont tenu, hier, leur assemblée générale à l'hôtel Mercure d'Alger. C'est « une mise en conformité des statuts avec la nouvelle loi de janvier 2012 », et c'est « la première parmi toutes associations qui existent en Algérie », a rappelé le président, Mahmoud Belkadi. Les participants ont surtout évoqué les difficultés que rencontrent ces professionnels de l'assurance pour ensuite adopter les nouveaux statuts et élire les nouvelles instances. Les agents représentent des compagnies d'assurance, ce qui les distingue « des courtiers qui représentent eux les clients », a expliqué M. Belkadi. Cette corporation qui existait déjà à l'indépendance a cessé son activité à partir de novembre 1973. Elle sera réhabilitée à la faveur de la réorganisation du secteur des assurances par le biais de l'ordonnance de 1995. La corporation, qui estime que l'activité est réglementée et est régie par « une batterie de textes juridiques », reproche l'omission dans le visa du contrat type de l'agent d'assurance, la référence à ces textes. Pourtant, « il y va de la sécurité du mandataire », a estimé M. Belkadi qui ajoute que les intérêts de deux parties, l'agent et la compagnie qu'il représente, sont « indissociables ». En seize d'existence, « nous avons réussi beaucoup dans le démarchage de la clientèle et les parts de marché des assurances aujourd'hui sont très importantes », a-t-il constaté. La corporation des agents généraux d'assurance a démarré en 1998 et l'Association a été créée, avec 500 agents, en mars 2000. M. Latrous, président de l'Union des assureurs (UAR), a estimé qu'il faut « aider cette profession à se développer davantage ». Elle, qui réalise aujourd'hui 25% des parts de marché, et qui « pourrait atteindre les 50% d'ici quelques années ». Et dire qu'on a « démarré de rien, à peine 10% », a ajouté le patron de l'UAR. Le chiffre d'affaires réalisé cette année et qui est « de 112 milliards de dinars témoigne de cet effort puisqu'il est pour un quart dû à l'effort des 975 agents d'assurances activant aujourd'hui contre 1.078 antennes commerciales ». Un rapport « près de l'équilibre », selon M. Latrous qui est également PDG de la Société algérienne d'assurance (SAA), première avec la CAAT, la CAAR et la Trust à recourir aux services de ces professionnels. Toutefois, et réagissant aux propos de certains membres de l'Association, M. Latrous a reconnu qu'il y a eu, pour ne parler que de sa compagnie, « bien des difficultés avec des agents généraux qui nous ont fait perdre beaucoup d'argent ». M. Latrous a longuement parlé ensuite des relations de loyauté et de professionnalisme qui doivent régir les deux partenaires estimant que les compagnies d'assurances peuvent faire une sorte de délestage en confiant « les petites affaires », pour une question de « proximité avec la clientèle », aux agents généraux. M. Belkadi a soulevé une foultitude de contraintes dont le problème des commissions perçues, pourtant fixées par un barême officiel, et celui surtout « des suspensions pour irrégularités » qui « ne dépassent pas pourtant les 100.000 dinars ». Celle-ci n'a pas sa raison d'être du moment que la caution (de 500.000 DA) versée par l'agent pour l'obtention de son agrément couvre cinq fois ce montant, a-t-il expliqué. M. Belkadi a appelé à n'user de cette sanction qu'en cas où « la faute dépasse ce seuil ».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : K Daghefli
Source : www.horizons-dz.com