L’Algérie refuse l’augmentation des tarifs domestiques du gaz
Parmi les points de blocage de l’adhésion de l’Algérie à l’OMC, la question des tarifs des produits énergétiques jugés inférieurs aux cours mondiaux... Le représentant de l’Union européenne, lors de sa visite à Alger, la semaine dernière, avait encore insisté sur l’alignement des tarifs comme condition sine qua non pour l’adhésion de notre pays à l’Organisation mondiale du commerce. La réponse est venue hier de la bouche même de Chakib Khelil, ministre de l’Energie, qui estime que les prix du gaz pratiqués par l’Algérie couvrent largement les frais de la production, du transport et contiennent des marges. Et d’expliquer que «c’est aux pays européens de diminuer les taxes sur les produits pétroliers, notamment les carburants, s’ils veulent une baisse des prix». En effet, a-t-il expliqué, les taxes sur les produits pétroliers en Europe constituent 80% des prix contre seulement 30% aux Etats-Unis pourtant grands consommateurs. C’est là un des points développés par le ministre de l’Energie dans une conférence, en prévision de la réunion des ministres africains de l’Energie qui s’ouvre vendredi à Alger. Au sujet du marché pétrolier, Chakib Khelil a écarté toute augmentation de la production lors de la prochaine réunion de l’Opep, prévue en mars prochain à Vienne. «Tout ce que je peux vous dire c’est qu’on ne va pas augmenter la production», a-t-il déclaré en prévision de la décision que prendra le Cartel lors de sa prochaine réunion à Vienne. Le ministre a ajouté que la réunion de l’Opep «tiendra compte dans sa décision de tous les éléments du marché pétrolier». «Je ne peux pas vous dire ce que la conférence de l’OPEP prendra comme décision, mais dans tous les cas de figure, elle va tenir compte de tous les éléments du marché pétrolier», a-t-il précisé. Chakib Khelil a ajouté que la réunion de Vienne «étudiera la situation du marché et prendra la décision appropriée pour le stabiliser». Dans sa réponse, il a cité les données que l’Opep considère comme facteurs de baisse de la demande attendue au deuxième trimestre de l’année en cours. Il a cité à ce propos la probabilité de récession de l’économie américaine, premier consommateur mondial de pétrole, qui s’affirme de plus en plus, passant de 40 à 49%, selon lui. Les autres facteurs de baisse de la demande résident dans la hausse des stocks de brut américains en raison des travaux de maintenance dans les raffineries américaines, et la révision à la baisse des prévisions de croissance de la demande en pétrole de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) qui les situent actuellement à 1,3 Mbj contre des prévisions précédentes de 1,8 Mbj. Le président de l’Opep a fait savoir, par ailleurs, qu’une réunion des ministres des Finances des pays membres de l’Opep va se tenir, à la demande du Venezuela, pour discuter de la tarification du pétrole, mais sans préciser la date de cette rencontre.
H. Senouci
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com