Verra-t-on les opéra-teurs économiques investir le marché al-gérien à l'occasion de la tenue de la 53ème édition de la Foire internationale d'Alger (FIA), qui a ouvert ses portes, lundi, au Palais des Expositions des Pins maritimes d'Alger ' C'est un évènement économique majeur qui se tient moins d'un mois après l'adoption par le gouvernement d'un nouveau code de l'investissement (19 mai dernier), et qui constituerait, de ce fait, une très bonne tribune pour le rendre audible auprès des investisseurs étrangers et locaux. Le gouvernement mise beaucoup sur ce nouveau texte pour casser le vieux et répulsif dispositif juridique, dans ce domaine. L'occasion est ainsi des plus propices pour inciter les hommes d'affaires et les opérateurs économiques à investir en Algérie, lors de cette Foire internationale, qui a un slogan révélateur de ses ambitions : « Pour un partenariat stratégique », et qui, justement, aura comme invité d'honneur les Etats-Unis, avec la participation de 35 entreprises américaines représentant les secteurs de l'Energie, de la Construction, de l'Agriculture, de l'Agro-alimentaire, de l'Hydraulique, de l'Environnement, de l'Industrie aéronautique et de l'Education.Des secteurs à fort potentiel d'investissements. Les Américains ont dans ce sens envoyé ces dernières semaines des messages très forts, notamment par le biais de l'Ambassadrice américaine à Alger, Elizabeth Moore Aubin, qui a confirmé au début du mois de juin qu'elle mettra l'accent sur le renforcement des investissements américains dans les secteurs industriel et culturel, outre le renforcement de la coordination commerciale algéro-américaine, et le renforcement des partenariats américains, notamment dans l'industrie, du Logement, de la Santé et de l'Education. L'Algérie, depuis quelque temps déjà, souhaite également développer avec les Américains des partenariats hors du secteur des hydrocarbures, où leur présence est très forte et très ancienne, notamment dans le secteur de l'Agriculture saharienne, que maîtrisent parfaitement les Américains. Des pays européens plus présents sur le marché algérien du fait de leur proximité, devraient-ils compter avec l'arrivée de nouveaux concurrents très difficiles à surclasser, sur tous les plans, quand ils s'y mettent sérieusement ' En tout cas, avec la participation à cette Foire de plus de 700 entreprises activant dans divers secteurs, dont 187 sociétés étrangères représentant 20 pays, l'Algérie devrait saisir cette opportunité pour soutenir la relance de la machine économique. Les énormes potentialités d'investissements, qui permettent d'avancer que toutes ces sociétés peuvent trouver leur ombre dans un secteur ou un autre, donnent de l'espoir. Reste seulement aux Algériens de faire preuve de dynamisme et de bonne volonté pour encourager l'acte d'investir. Et, surtout, veiller à ne pas tomber dans les mêmes erreurs du passé. Le bilan des 52 autres Foires du genre qui ont défilé à Alger est bien maigre, ou qu'ils ont profité à quelques personnes seulement sur le plan du commercial direct et sans lendemain.
Dans le brouhaha des stands, et mis à part sa réputation de salon le plus fréquenté en Algérie, la Foire internationale d'Alger, dans ses précédentes éditions, n'a pas été une porte d'entrée sur le marché national. La 53ème édition sera-t-elle la bonne '
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Abdelkrim Zerzouri
Source : www.lequotidien-oran.com