Alger - Revue de Presse

Porte-parole des anciens rebelles du nord-Mali : « La paix dans la région est compromise par Bamako »



Contacté, le porte-parole de l'ADC a démenti tout retrait de l'Algérie, tout en écartant la probabilité qu'elle puisse surseoir ses bons offices dans la gestion du conflit entre les Touareg et l'Etat malien eu égard à la crise diplomatique entre les deux pays. Dans ce cas, « les conséquences seront très graves pas seulement pour la région, mais pour toute la sous-région. Les Touareg s'ils sentent qu'ils ne sont plus liés à l'Etat malien par un accord, toutes les dérives sont possibles. Surtout que nous commençons à comprendre que les interlocuteurs fiables et mieux écoutés par les autorités maliennes sont les terroristes de l'AQMI et les barons de la drogue. Depuis plus de deux ans, les autorités maliennes n'ont pas cessé de rejeter le processus de paix. En janvier dernier, Alger a tenté de rapprocher les deux parties, mais Bamako a préféré tourner le dos et continuer ses discussions avec l'AQMI et sécuriser les arrivages de la drogue pour récupérer ce territoire abandonné par l'Etat malien aux barons de la drogue (qui l'ont transformé en terrain d'atterrissage des avions) et qui parrainent également les groupes AQMI, qui ne cessent de multiplier ces bases et ses effectifs ces derniers jours », a déclaré notre interlocuteur.Selon lui, pour que la région retrouve sa stabilité, il lui faut « une large autonomie qui lui donnerait plus de compétences politiques, une prise en charge de tous les aspects sécuritaires et un partenariat direct sans intermédiaire et une prise en charge de ses richesses naturelles. C 'est la solution qui éviterait des rebondissements permanents de la rébellion touareg dans cette région qui a tant souffert des asphyxies politiques et économiques comme nous l'avons toujours dit ».A propos du congrès de l'ADC, le porte- parole a reconnu que la date de sa tenue pourrait être retardée « après concertations du bureau de crise de l'Alliance mis en place à Alger », ajoutant que dans l'immédiat, l'ADC est concentrée « sur la réorganisation militaire sur le terrain et aussi politique qui tient compte du contexte créé par les autorités maliennes. Le bureau de crise de l'alliance et son conseil consultatif continueront à gérer les affaires militaires et politiques du Mouvement tant que le congrès n'aurait pas lieu, un congrès censé parapher la paix dans la région mais pour le moment cette paix est comprise par Bamako ». A rappeler que lors de la conférence de ses cadres à Alger, en janvier dernier, l'ADC avait annoncé une rencontre avec l'ensemble des composantes de la communauté du nord du Mali, à la fin du mois de mars.
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