'Il y a des pays qui ont régulé la circulation automobile en milieu urbain (le covoiturage, la limitation de vitesse, etc.) Heureusement que le parc automobile s'est rajeuni en Algérie."
L'association des pneumo-phtisiologues de Béjaïa a organisé, samedi, la deuxième journée de pneumologie de la wilaya. La rencontre, organisée en collaboration avec la clinique de pneumo-phtisiologie Matiben du CHU Béni Messous et de la direction de la santé de Béjaïa, s'est déroulée à l'auditorium du campus Targa-Ouzemmour. La première communication, et assurément la plus attendue, a été animée par le professeur Zidouni ; son thème : 'Qualité de l'air et son impact sur la santé respiratoire". Il a affirmé que contrairement à ce que l'on pense ce n'est pas l'industrie qui pollue en milieu urbain, enfin si, avec un taux de 45%, mais c'est le trafic automobile, qui est de 54%. Pour Pr Zidouni, la solution est politique ; donc, c'est aux politiques de prendre le relais en décidant d'une politique publique en vue d'améliorer la qualité de l'air. 'Il y a des pays qui ont régulé la circulation automobile en milieu urbain (le covoiturage, la limitation de vitesse, etc). Heureusement que le parc automobile s'est rajeuni en Algérie."
Lors des débats, Dr Derradj, de la médecine du travail à Béjaïa, a apporté de l'eau au moulin du professeur en relatant que durant la grève des transporteurs de voyageurs, qui avait duré près de trois semaines, 'les Béjaouis ne s'étaient jamais aussi bien portés ; la qualité de l'air était meilleure, alors qu'on ne pointait du doigt auparavant que les usines environnantes". La pollution de l'air en milieu urbain cause en moyenne chaque année, selon l'Organisation météorologique mondiale, 'la mort prématurée de 2,3 millions de personnes dans le monde". C'est le prix d'un développement économique effréné. En Asie, la pollution atmosphérique est devenue un véritable fléau, qui a causé la mort de 2,1 millions de personnes en 2010, selon une étude, publiée en décembre 2012 dans l'hebdomadaire médical britannique The Lancet. Parmi les 67 facteurs de risque étudiés, la pollution de l'air extérieur se situe au quatrième rang de la mortalité en Asie de l'Est (Chine principalement), où elle a contribué à 1,2 million de décès en 2010, et en sixième place en Asie du Sud (Inde, Pakistan, Bangladesh ou Sri Lanka), où elle en a provoqué 712 000. Le chiffre des victimes de la pollution de l'air s'élève aujourd'hui à 3,2 millions de personnes sur le globe, contre 800 000 en 2000.
De sorte que le phénomène se classe pour la première fois dans les dix premières causes de décès au monde. Elle contribue également à la hausse des taux d'accidents vasculaires cérébraux et de crises cardiaques. Un fléau trop souvent passé sous silence en Algérie. Pr Zidouni a plaidé pour un plan d'urgence de la qualité de l'air. Comment ' En favorisant le développement de toutes les formes de transport et de mobilité propres par des mesures incitatives ; en réduisant les émissions des installations et combustion industrielles et en menant des actions de sensibilisation et de communication pour changer les comportements. Pr Baough a présenté, quant à elle, une communication sur l'approche pratique santé respiratoire. Elle a évoqué les étapes suivies depuis juillet 2002, depuis notamment la mise en place d'un plan d'action et d'un programme de recherche opérationnelle adopté ; opérations suivies par le lancement en 2007 d'une étude, rendue possible par la conjonction de plusieurs facteurs.
Il y avait d'un côté Pr Zidouni et le défunt professeur Pierre Cholet, qui étaient acteurs et institutionnels, de l'autre, le ministre de la Santé était alors Pr Aberkane.
M. O
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : OUYOUGOUTE M
Source : www.liberte-algerie.com