
Chercher plus de places sur le marché international, devenir concurrentiel et compétitif sur le double plan de la qualité et du prix, tel est le défi que se lancent les pouvoirs publics. D'où l'impératif d'innovation que seul un réseau de startups peut concrétiser.M. Kebci - Alger (Le Soir) - Sur ce, d'ailleurs, le ministre de l'Industrie et des Mines a insisté, hier. Présidant la cérémonie de lancement du programme de jumelage institutionnel pour l'innovation industrielle conclu avec l'Union européenne, Abdeslam Bouchouareb a estimé que ce programme arrive au «moment opportun» pour permettre à notre industrie de produire «qualitativement». Et de mettre le doigt sur l'importance de la sous-traitance avec un réseau de startups qui vient de bénéficier d'un «soubassement réglementaire pour s'épanouir et permettre du coup, de réaliser le saut qualitatif tant recherché». Il a annoncé dans ce sens que le cahier des charges lié à la sous-traitance automobile est actuellement au niveau du gouvernement.'pour le ministre, seule l'innovation est à même de nous procurer cette fameuse plus-value qui permettra à nos produits de devenir «plus concurrentiels et plus compétitifs», avec la conquête de nouvelles parts sur les marchés internationaux.C'est toute la quintessence du nouvel modèle économique adopté par les pouvoirs publics qui ne saurait se matérialiser sans la diversification de l'économie nationale et l'amélioration de la compétitivité industrielle.D'où, selon le ministre, le besoin pressant d'un appui, celui de l'innovation industrielle dans les entreprises, comme celui que suggère ce jumelage avec l'Union européenne qui court les objectifs de bénéficier des expériences, de l'expertise et de l'accompagnement dans plusieurs domaines, notamment la compétitivité industrielle et la qualité des pays du Vieux Continent. Un projet de jumelage, le premier du genre, «conçu selon une vision commune partant de nos besoins actuels et avec la participation et la contribution des deux parties», a encore estimé le ministre.Car pour Bouchouareb, la compétitivité industrielle est un «sujet sensible et de grande importance pour le futur de l'industrie algérienne et de sa compétitivité». Il précisera, à cet égard, que l'Algérie ne part pas de rien en la matière puisque, selon lui, «nous avons entamé la mise en place d'un ensemble de systèmes nationaux intégrés et coordonnés, notamment en ce qui concerne le système national de la qualité et le système national de l'innovation industrielle et technologique».Et à Bouchouareb de citer en exemple, les réformes de fond effectuées dans trois lois importantes qui ont traité, de manière directe ou indirecte, de la question de l'innovation industrielle. Il s'agit des lois relatives à la compétitivité industrielle telles que la métrologie et la normalisation ainsi que la loi d'orientation des petites et moyennes entreprises, avec l'introduction du concept de l'entreprise innovatrice et des startups ainsi que les fonds d'amorçage. Il y a également, a ajouté le ministre, les avantages fiscaux sous forme de crédits impôts concédés aux entreprises qui intègrent des activités de recherche et de développement.Autant d'étapes structurantes qui attendent le développement du cadre juridique et du système national de gouvernance de l'innovation, la définition d'un système d'information intégré et d'évaluation de l'innovation au niveau national aux normes internationales, la mise en place d'un écosystème de réseaux pour l'appui aux PME et le renforcement des compétences des cadres du ministère de l'Industrie et celles des réseaux d'appuis aux opérateurs économiques en matière d'innovation.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M K
Source : www.lesoirdalgerie.com