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Politique d'austérité



Politique d'austérité
En moyenne, le prix des légumes frais et légumes secs a connu une hausse de 30 dinars ces derniers jours contre une baisse de 20 dinars pour celui des fruits de saison. Quels sont alors les facteurs érigeant cette modulation 'Naouel Boukir - Alger (Le Soir) - Pomme de terre, oignon, poivron, tomate, carotte, courgette, haricot constituent la liste des légumes les plus consommés par les foyers algériens. D'autre part, ils sont également les plus touchés par l'inconstance de disponibilité et la turbulence des prix. Ceci se fait naturellement au détriment du pouvoir d'achat du consommateur.Les commerçants expliquent l'augmentation moyenne des prix de ces légumes de 30 dinars depuis l'Aïd par la pénurie et la saisonnalité de nombre de produits d'une part et par les récentes intempéries d'autre part.Hormis cette défaillance logistique structurelle, certains commerçants se sont exprimés sur la liberté de fixation des prix « chacun en fait à sa tête » a-t-on révélé.En effet, la décision des prix n'est pas soumise à la loi de l'offre et de la demande sur ce marché, gros ou détail, car elle est « totalement anarchique et arbitraire ». Par ailleurs, suite à la mise en application d'une politique d'austérité, les fruits importés, de plus en plus chers, sont délaissés au profit de la production locale. Un point qui aurait dû être favorable à l'économie nationale ne l'est pas pour autant.Le consommateur est souvent insatisfait du produit local le jugeant de « qualité médiocre ». Les pommes à 60 dinars/kg ou les poires à 40 dinars/kg arrivent « complètement dégradées » à son panier. Il s'agit encore d'un corollaire d'une déficience de logistique sur les chaînes de distribution.Pour revenir sur les produits de large consommation, le prix du sucre et de l'huile demeurant relativement stables, celui du café ne suit pas la même tendance, la matière première étant également importée.Les commerçants alertent d'ailleurs de l'augmentation des prix de certaines pâtes (Sim, Amor Benamor) et du produit emblématique de Bimo à savoir ses biscuits.D'autre part, tout comme ces derniers, les consommateurs expriment leurs inquiétudes vis-à-vis de la nouvelle loi de finances et anticipent déjà «une nouvelle flambée» des prix à partir de janvier 2016.


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