Le coin poétique de l'espace littéraire du lundi est l'endroit idoine de visibilité, mais aussi un lieu de prospection de la perle rare où l'éditeur doit aller à la rencontre du poète ou de l'écrivain en herbe de 7 à 77 ans.L'espace Bachir-Mentouri a ouvert ses portes à ceux qui taquinent la muse mais qui égaient aussi la prose à la verve de leur âge. Et pour la "première" lundi 25 novembre, l'atelier poétique augure d'ores et déjà de l'éclosion d'autres bourgeons de l'assonance qui éclairent la scène de l'art poétique dit aussi du vers libre. Autrement, il s'agit de la rime qui ne s'enchaîne pas au code canonique de la prosodie ni de la versification mais à l'empreinte de la libre prose. C'est le cas du duo de poétesses Widad et Louiza Tadrant qui ont inauguré ce cercle de poètes en herbe et où le "dit" ne s'enjolive d'aucune musicalité, eu égard sans doute au cran juvénile et d'essence rebelle de ces poétesses.
Première des deux, Widad, l'étudiante en archéologie qui exhale son trop-plein à dire en Khawatir (pensées) dans la langue arabe, à l'instar de la qasida intitulée Qalâat Ezoudjadj (forteresse de verre) où la déclamatrice place ses espoirs mais aussi ses Omniat (souhaits) pour un lendemain rayonnant d'espoir. "Gouala" (diseuse) à fleur de voix, Widad "slam" d'un mot à l'autre et jusqu'à broder de la trame aux bordures de la nouvelle, a décelé en elle l'attachée culturelle Fouzia Laradi au cours de la psalmodie de la poétesse. Outre qu'elle poétise autour des choses de la vie, Widad s'exerce également dans le "polar" et ses corollaires l'intrigue et le suspense du monde sinistre du gangstérisme. "J'écris en ce moment une intrigue policière où le narrateur n'est autre que la pierre du château qui narre l'existence d'un châtelain et les coulisses de palais", a-t-on su de Widad.
S'agissant de Louiza Tadrant, celle-ci étudie les arts, option théâtre, et disciple du professeur Nouane Brahim, qui enseigne à l'Ismas (Institut supérieur des métiers des arts du spectacle et de l'audiovisuel) de Bordj El-Kiffan (Alger). Outre qu'elle soit aussi adepte de la poésie libre qu'elle écrit dans la douleur de Doumoue El-Qadar (les larmes du destin), Hanine El-Watan (mal du pays), Louiza brille aussi dans l'écriture scénaristique de pièces théâtrales. "Je n'ai que ma plume pour me guider et la feuille pour seule interlocutrice", a déclaré cet enfant de Gouraya (Tipasa) qui subit l'influence du poète syrien Nizar Qabbani (1923-1998).
Au demeurant, le coin poétique de l'espace littéraire du lundi est l'endroit idoine de visibilité, mais aussi ce lieu de prospection de la perle rare où l'éditeur doit aller à la rencontre du poète ou de l'écrivain en herbe de 7 à 77 ans.
Nourreddine Louhal
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Nourreddine LOUHAL
Source : www.liberte-algerie.com