Des locaux commerciaux ou à usage professionnel sont encore fermés, alors que l'informel n'est pas encore réglé.
La wilaya déléguée de Chéraga a décidé, après plusieurs mises en demeure adressées aux bénéficiaires, de délocaliser le marché communal de Hammamet, a annoncé le wali délégué de Chéraga, Abdelkader Djellaoui, lors d'une table ronde organisée par la wilaya sur la requalification d'une vingtaine de communes, dont celles dépendant de l'ancien DUCH d'Alger.
Un autre projet devrait être réalisé au centre-ville de cette commune balnéaire, comme on l'a rapporté dans une précédente édition. Tout en assurant que l'actuelle structure devra être affectée à un autre «usage», l'ancien DUCH a indiqué que malgré ses «mises en demeure répétées», les commerçants n'ont pas voulu s'installer dans l'infrastructure inaugurée pourtant en 2009 par le wali d'Alger, Mohamed Kebir Addou, en visite dans des communes d'Alger-Ouest.
L'APC de Hammamet a rendu public, l'année d'après, un communiqué pour proposer à la location la quarantaine d'étals et de boutiques de cette infrastructure située sur la RN 11.Certains bénéficiaires ont décidé d'abandonner les lieux, prétextant l'absence de réseau électrique. Plusieurs locaux commerciaux ou à usage professionnel restent inexploités. Dans les communes des Eucalyptus, Belouizdad, El Marsa, Bachedjerrah, des jeunes postulants n'ont pas encore reçu leurs clefs, alors que d'autres refusent de rejoindre les nouveaux équipements.
Les lourdeurs administratives, l'absence de commodités, l'éloignement du centre-ville sont souvent mis en avant par l'administration et des bénéficiaires pour expliquer l'abandon de ces infrastructures qui ont coûté des centaines de millions de dinars à la collectivité. Le wali d'Alger a annoncé la distribution des 1000 locaux avant la fin de l'année. Cette injonction du wali n'est pas prise en compte. Raison : les préparatifs des élections locales ont accaparé l'administration de la wilaya. Les nouveaux élus, également, s'acharnent à installer les présidents et les nouveaux exécutifs. Les nouvelles équipes municipales ont hérité d'un problème épineux.
Plusieurs locaux (présidentiels, communaux, etc) ne sont pas encore achevés, alors que d'autres connaissent une situation juridique confuse. Les 100 locaux ne devraient pas bénéficier aux seuls chômeurs diplômés, qui ont des projets Ansej ou autres, mais à tous les jeunes, même ceux qui exerçaient dans le secteur informel. Il est à noter que l'OPGI et l'AADL comptent distribuer ces locaux encore fermés aux plus offrants.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Nadir Iddir
Source : www.elwatan.com