
Le délai imparti pour la récupération des locaux inexploités expirera aujourd'hui. Or, nous constatons que certains propriétaires, ou locataires, ne se sont pas encore manifestés. Que fera l'APC après le 2 octobre 'Le projet de réhabilitation des locaux commerciaux a commencé en parallèle avec le lancement du projet « Alger vit la nuit ». L'environnement, les façades commerciales, l'animation, les salles de cinéma, les jardins et les espaces publics entrent dans ce projet. Concernant la réhabilitation des locaux commerciaux et la réfection de leurs façades, nous avons fait un travail de sensibilisation énorme. Les façades des locaux des artères principales sont refaites, à ce jour, à 85%. Le nombre total des locaux commerciaux fermés au niveau de notre commune, est de 450 dont 80 sur les boulevards principaux. On ne peut pas espérer réussir une vie nocturne avec un nombre important de locaux fermés tout au long de l'année. Dans le projet, nous avons impliqué l'OPGI, la régie foncière, le représentant et chef de service du contentieux de la wilaya d'Alger. Cette commission insiste sur deux points : réfection des façades et réouverture des locaux par des voies réglementaires : les mises en demeure. Depuis, une vingtaine de personnes a commencé à faire des travaux en vue d'une réouverture. Un nombre similaire de personnes nous a contactés, mais il se trouve qu'ils sont des locataires de biens de l'OPGI. A partir de là, on commençait à voir plus clair. Ces personnes ne sont pas au courant du dernier jugement établi par la Cour suprême. Ainsi, l'Etat a récupéré définitivement ses biens. Nous avons décidé de prolonger le délai d'un mois, car il y a des locataires qui sont à l'étranger et cela nécessite donc plus de temps.
Au total, il y a donc quelque 450 locaux fermés, mais vous n'avez adressé des mises en demeure qu'à 80 locaux. Quel sera le sort des 370 autres '
Ce que nous avons fait n'est qu'une première phase du programme tracé. Les 370 locaux restants sont situés sur les axes secondaires et vont connaître le même sort. L'opération de réfection concerne toute la ville, y compris les quartiers populaires.
Il y a eu des locaux qui ont été repris par l'ancien wali d'Alger dans le cadre du programme « Jeunesse 2000 ». Que sont devenues ces infrastructures '
Sincèrement, je ne peux rien dire sur ce programme. Le jour où je ferai mon bilan sur les 80 locaux, toutes les informations seront transmises à la tutelle, la wilaya déléguée et la wilaya d'Alger. A partir de là, nous allons y voir plus clair et nous nous prononcerons sur le devenir de ces infrastructures.
L'hôtel des « Négociants », témoin d'une partie de notre Histoire, commence à tomber en ruine. Avez-vous pris des mesures pour le sauver '
L'hôtel des « Négociants » a été fermé et personne n'en connaît les raisons. Des rumeurs disent qu'il est hanté. Cet édifice appartenait à trois héritiers en désaccord, habitant Larbaâ Nath Irathen (Tizi-Ouzou). Les locataires de l'OPGI ne savent pas également que l'Office a récupéré les biens de l'Etat. Maintenant, c'est à l'Etat de prendre en charge cet édifice.
Peut-être un mot sur le projet « Alger vit la nuit ». Quelle en est votre première évaluation '
Je refuse à ce qu'on pense que ce projet soit conjoncturel. Le but principal du projet consiste à redynamiser la capitale. Il faut avouer que la sécurité est revenue dans notre pays. Nous commençons à recevoir des touristes qui viennent tant de pays étrangers que de l'intérieur du pays. Nous avons maintenant des ouvertures sur l'autoroute. La ville d'Oran n'est distante que de trois heures de la capitale, et Constantine, de même. Les gens viennent le matin et peuvent rentrer le soir. Donc, il y a un flux important sur Alger. Ledit projet nécessite l'intervention de l'Etat, pas uniquement de l'APC, appuyée par la wilaya. Le projet en question est un petit bébé qui commence à faire ses premiers pas. Il a été soutenu par le wali d'Alger, et même le Premier ministre en a parlé. Maintenant, nous sommes arrivés à un point où la capitale doit avoir son statut. Ce n'est pas un locataire qui décide de l'ouverture ou de la fermeture d'un local commercial. L'Egypte a mis cinq ans pour arriver à avoir une ville animée toute la nuit. Tout de même, nous avons actuellement 29 terrasses ouvertes jusqu'à 1h du matin et certains restaurants accueillent des clients jusqu'à minuit. L'Etat doit réfléchir à avoir une capitale semblable à d'autres dans le monde. Les hautes autorités doivent penser à l'après-pétrole, qui est le tourisme.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Horizons
Source : www.horizons-dz.com