
Cette branche qui existe depuis 1962, a été déjà restructurée en 1995.Les quelque 900 agents généraux d'assurances opérant dans l'ensemble du pays, veulent réhabiliter la profession qui subit diverses pressions activées d'abord par la concurrence du marché et par les compagnies d'assurances elles-mêmes.Le président de l'Association nationale des agents généraux assureurs (Anaga), Mahmoud Belkadi, qui a présidé aux travaux de cette rencontre qui s'est déroulée, hier à Alger, a fustigé les compagnies d'assurances qui continuent à octroyer la «misérable» subvention de 30.000 dinars aux agences d'assurances. Ce «pécule» minable leur est déboursé par les compagnies d'assurances qu'ils représentent pour faire face aux multiples cas de remboursement de leur clientèle. Ceci explique quelque peu, sinon pour beaucoup, les retards de remboursement dont se plaint l'assuré algérien, aussi bien dans les assurances de voitures que dans les autres secteurs (habitation, personnes...), et divers autres aléas qui peuvent survenir chez l'assuré. Aussi, pour réhabiliter l'image des agences d'assurances, Anaga souhaite expressément un relèvement substantiel de cette «contribution» par les compagnies mandantes pour faire face à cette contrainte déplorable à plusieurs titres.En cette journée élective pour le renouvellement et le renforcement de l'assemblée générale composée de nombre d'agents généraux d'assurances, dont un grand nombre opère au niveau de la capitale et ses environs, Belkadi a regretté que des problèmes pareils subsistent encore depuis la création de l'Association en l'an 2000. D'ailleurs, aucune réunion n'a été tenue avec l'Union des assurances et réassurances (UAR) à cette date.Parmi les préoccupations de l'Anaga, figurent notamment «la durée de validité du contrat de nomination, l'ouverture du compte bancaire, l'indemnisation compensatoire et les commissions dont les barèmes sont à réviser, revaloriser et surtout uniformisés» estime Belkadi qui explique que «le contrat change et chaque compagnie mandante l'applique selon ses propres spécificités.»D'autres problèmes liés à la gestion sont cités comme la succession d'un agent qui veut se retirer ou partir en retraite ou décède, les sanctions disciplinaires et leur application...Belkadi qui a présenté le rapport moral des activités de l'Anaga, a vulgarisé dans son intervention plusieurs textes réglementaires parus au Journal officiel et régissant la profession tout en soulignant que la mise en conformité de l'Anaga avec la loi de 2012 est un «passage obligé» pour la corporation. Il n'a pas manqué de souligner par ailleurs que «les intérêts du mandataire et du mandant sont indissociables».Les mandataires des compagnies Caat, Saa, Trust et Caar, réunis hier ont écouté l'intervention de Amara Latrous, président de l'UAR qui a prononcé une allocution d'orientation aux mandataires, indiquant qu'ils représentent aujourd'hui 25% du chiffre d'affaires d'assurances qui se monte à 112 milliards/dinars/an.Ce pourcentage, a-t-il précisé, devrait atteindre 50% du chiffre d'affaires dans les années à venir.Parmi ses orientations, il a exhorté les mandataires à «respecter le client, à éviter toute situation conflictuelle avec lui et à diminuer les lenteurs de remboursement que tout le monde regrette car souligne-t-il encore «le client ne va pas s'assurer auprès d'une compagnie, mais chez telle agence» pour son sérieux et sa probité.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Abdelkrim AMARNI
Source : www.lexpressiondz.com