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«Plus de 1500 points de vente informels encore en activité» La fédération des grossistes dénonce :



Près de 50% des produits de consommation passent par l'informel. C'est ce qui ressort de la conférence de presse organisée hier par les représentants des grossistes au siège de l'Union générale des commerçants et artisans algériens.
M. Ahmed Draâ, membre de la fédération des grossistes affiliée à l'UGCAA, a en effet affirmé que l'informel continue à occuper une partie importante du marché national. Il estime que beaucoup de travail reste à faire afin d'éradiquer ce marché qui nuit à l'économie nationale.
«Malgré l'opération d'éradication de l'informel menée par le gouvernement, 1500 points de vente continuent à exister et où activent plus d'un million de jeunes personnes», affirme-t-il, en ajoutant que ce chiffre reste en deçà de la réalité, puisque les vendeurs à la sauvette trouvent toujours le moyen d'écouler leurs marchandises dans certaines ruelles de la capitale.
Le commerce informel reprend dans la plupart des communes où il a été interdit. Chemin Ferhat-Boussaâd, à Alger, cite le même conférencier à titre d'exemple, «plus d'une vingtaine de jeunes sont quotidiennement présents, proposant leurs produits à des prix concurrentiels. Ils prennent la fuite dès qu'un policier pointe le nez. Il faut dire que le contrôle n'est pas de rigueur», regrette-t-il.
Les produits commercialisés dans l'illégalité sont, selon les intervenants, «l'habillement, les produits alimentaires, le tabac, les pièces détachées, les cosmétiques, les parfums, l'or et les devises».
M.Draâ a, par ailleurs, expliqué que les raisons de l'échec de l'opération menée tambour battant par les autorités sont multiples, mais principalement l'absence d'une bonne prise en charge des jeunes commerçants informels. «Ils n'ont pas trouvé de solution de rechange.
Ils se sont retrouvés du jour au lendemain au chômage, alors qu'ils ont des familles à nourrir. Il est donc tout à fait compréhensible de revoir les vendeurs à la sauvette», argue la même source, qui souligne que plusieurs locaux commerciaux restent fermés, alors qu'ils peuvent servir à abriter plus de 50% de ces marchands.
Dans la continuité, il déclare que les pressions fiscales sont aussi à l'origine de la fuite de la plupart des commerçants vers l'informel, sans oublier l'absence de communication avec les officiels ou le ministère du Commerce. Il y a lieu de noter aussi qu'à l'origine de cette anarchie, il y a l'absence des élus locaux.
Leurs prérogatives sont réduites, ils ne peuvent même pas intervenir pour mettre en place des marchés de proximité.
M. Hadj Tahar Boulenouar, porte-parole de l'UGCAA, évoque un autre problème de taille, qui est la circulation des liquidités ne permettant aucune traçabilité de sommes d'argent faramineuses. A cet effet, il préconise le paiement par chèque bancaire, suivi de facturation.
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