Alger - A la une

Plus d'une centaine de clichés pour découvrir la capitale



Dans ce beau-livre de 203 pages, le journaliste et reporter Mohamed Arezki-Himeur témoigne de son adoration de la capitale, en mettant en service ses grandes connaissances, des anecdotes et son appareil photo, qui capturera près de deux cents clichés.Journaliste-reporter depuis près de cinquante ans, Mohamed-Arezki Himeur a publié dernièrement, aux éditions Anep, un beau-livre dans lequel il fait revisiter au lecteur Alger la Blanche, ses monuments, ses ruelles, ses lieux mythiques mais aussi son histoire. Accompagnées de belles photos ? près de deux cents, prises par l'auteur lui-même ? anciennes ou récentes de l'ancienne Icosium, la poésie, la nostalgie et les connaissances de l'auteur nous transportent à travers le temps et l'espace. De l'antiquité, au travers des invasions successives dont sera victime la ville, comme celle des Phéniciens, des Grecs, des Romains ou encore des Vandales, jusqu'à nos jours, l'ouvrage se donne pour objectif de nous faire découvrir ces petits riens, qui en font une ville si particulière. "Le visiteur ou le voyageur de passage, qui se donne la peine de lever de temps à autre la tête, de jeter un coup d'?il du côté des entrées des immeubles d'Alger, découvrira une ville superbe, construite en amphithéâtre, adossée à des mamelons imbriqués les uns dans les autres, plongeant ses pieds dans le bleu azur des eaux de la baie", dira Himeur. Onze chapitres écrits à la manière d'une promenade dans la ville, l'auteur nous entraîne dans les lieux emblématiques de la capitale, comme la place des Martyrs, la Grande Poste, Riad El-Feth, Télemly, la Casbah ou encore Ben Aknoun. Au premier itinéraire, intitulé "Grande-poste, Haute-Casbah", tous les lieux phares des deux quartiers sont répertoriés et présentés, notamment ceux culturels, entre cinémathèques, librairies et centres culturels. Arrivé à la Casbah, Himeur rappelle le passé flamboyant de l'ancienne citadelle, cette "délicieuse oasis" renfermant "presqu'un rêve imaginaire", dixit l'avocat Henri Dumont dans son livre Alger, ville d'hiver (1878). Mais cette avantageuse description "n'est plus de mise aujourd'hui (...) Des centaines de bâtisses ont disparu du paysage. D'autres sont sur le point de s'effondrer", regrette-t-il. Et ce "à cause des injures du temps, des intempéries, de l'abandon des propriétaires qui détiennent plus de 85% des maisons du quartier, de la démission des «Casbadjis», de la désinvolture des habitants et de l'indifférence des autorités, alors qu'elle est classée depuis 1992 patrimoine universel sur les tablettes de l'Unesco". La mosquée du Dey, l'immeuble Khaled Mahiout, la prison Serkadji, Djama Berrani, ou encore le tombeau des deux princesses sont autant de monuments visités, photographiés et ressuscités par cet amoureux de la capitale. Plus loin, c'est la Grande Poste, le port et la place des Martyrs qui sont mis en exergue, avec encore une fois une attention particulière à tout ce qui revêt une importance culturelle, cultuelle et architecturale : centre culturel Abane-Ramdane, fort Bab Azzoun, la fondation Asselah ou encore la salle El-Mouggar. Aux itinéraires suivants, c'est la Bibliothèque nationale d'Algérie (BNA), le jardin d'Essai du Hamma, l'université d'Alger, le cercle des étudiants Taleb-Abderrahmane, ex-Otomatic, l'oasis disques et la cathédrale du Sacré-C?ur qui sont invoqués.
Yasmine Azzouz
Raconte-moi Alger, de Mohamed-Arezki Himeur, éditions Anep, 203p, 2017, 2200 DA.
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