
Le ministre de l'Agriculture et du Développement rural a organisé, hier, une rencontre d'évaluation des différents programmes du renouveau agricole. Un rendez-vous qui coïncide avec le lancement du nouveau quinquennat mais aussi pour donner quelques orientations.Salah Benreguia - Alger (Le Soir)La production agricole nationale a connu, ces dernières années, une évolution significative dans l'ensemble des filières agricoles et a permis d'approvisionner le marché local et de le couvrir à hauteur de 72% des besoins alimentaires du pays.C'est le constat fait hier par le ministère de l'Agriculture. D'ailleurs, le département de Abdelwahab Nouri soutient que «cette évolution s'est traduite par un taux de croissance agricole de plus de 11% durant le quinquennat qui vient de s'achever, alors que l'objectif tracé est de 8,33%, et par une valeur de la production agricole de plus de 2 761milliards DA uniquement pour l'année 2014, soit l'équivalent de 35 milliards de dollars, et une progression de 7,4% du nombre d'emplois existants». «Durant la même période, les programmes du renouveau rural ont permis la réalisation de près de 12 148 PPDR qui ont touché 903 communes, 4 221 localités, 1 114 420 ménages ruraux et 6 687 500 populations», selon le ministère de l'Agriculture qui ajoute que jusqu'au 3 mars dernier, 12 073 projets approuvés soit respectivement près de 99% de l'objectif tracé et le lancement de 10 842 projets soit 89% du portefeuille approuvé. Si ces indicateurs témoignent à eux seuls de l'importance des efforts consentis par les pouvoirs publics pour le développement de ce secteur, l'accent a été toutefois mis sur le nécessaire accroissement de la production et celui de l'offre des produits agricoles de large consommation qui ont constitué autant d'objectifs à l'organisation et l'encadrement des filières agricoles.«Aujourd'hui, notre objectif au ministère de l'Agriculture et du Développement rural est de développer notre production de sorte à répondre suffisamment à la demande», a indiqué d'emblée le ministre Nouri. Et d'ajouter que «l'Algérie a vraiment besoin d'encourager les investissements dans le secteur agricole, un secteur qui pourrait se substituer aux hydrocarbures».Présent à cette rencontre, le secrétaire général de l'UGTA a mis l'accent, dans son intervention, sur la nécessité de développer plusieurs filières agricoles. «L'avenir de notre économie est fondamentalement lié au développement de la production nationale agricole. La réduction des importations et la consommation du produit national sont une démarche collective qui nécessite l'implication de tout le monde», a indiqué Abdelmadjid Sidi-Saïd. Et d'ajouter que «gagner la bataille du développement de la production nationale, c'est s'éloigner des affres des importations qui ont porté préjudice au Trésor public et au produit national».Le patron de la Centrale syndicale a également fait savoir que le développement de la production nationale permettra la création de 500 000 postes d'emploi.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : S B
Source : www.lesoirdalgerie.com