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Place à la diplomatie économique



Place à la diplomatie économique
«Nous vivons une crise de gouvernance et non une crise financière», note le professeur Mebtoul.En marge de la conférence d'ouverture du Rendez-vous d'Alger, les experts rencontrés saluent les efforts de Ramtane Lamamra, ministre algérien des Affaires étrangères, et qui ont fini par payer. Il s'agit pour l'Algérie de déployer la diplomatie économique évoquent-ils à l'occasion de ce forum africain qui prend effet dans un contexte de stress économique et financier.Ainsi en est-il du professeur Abderrahmane Mebtoul qui situe cette manifestation d'envergure dans le prolongement de la réussite diplomatique d'Alger. «Lamamra qui a répertorié les potentialités du pays a fait un très bon travail», poursuit-il. Tout en se disant contre le monopole privé, il plaide pour une multiplication des initiatives et du nombre d'entrepreneurs et entreprises algériennes, à l'image de toutes celles qui enregistrent du succès. Il cite Sonelgaz qui a une longue expérience internationale et signale que d'autres, à l'instar de Condor viennent de fouler le terrain de l'export.Il invite à accorder une autonomie aux entreprises d'Etat. Selon lui, les freins qui empêchent l'émergence de milliers de pépites dans le monde de l'industrie, sont la bureaucratie étouffante, un système éducatif qui reste à parfaire, l'illusion de la rente, un système financier obsolète ou un foncier inabordable. Le professeur Mebtoul explique tout en donnant l'exemple marocain au chapitre de l'exportation et de franchissement des frontières que des filiales bancaires doivent accompagner les entreprises, et insiste sur le transport sans lequel tous les efforts nécessaires pour aller au-delà de l'horizon national seraient vains.En sa qualité d'expert indépendant, le professeur Abderrahmane Mebtoul joue la carte de l'optimisme et estime qu'avec une dette extérieure infime, l'Algérie peut s'en sortir et a les moyens d'aller vers l'Afrique, à condition d'opérer des réformes. Pour se libérer de l'étau, il appelle à un large front national et à tenir compte de toutes les sensibilités «car personne n'a le monopole de la vérité».Tout en recommandant une réforme institutionnelle, il indique que nous vivons une crise de gouvernance et non une crise financière.Le professeur Mebtoul a, à ce titre, plaidé pour l'établissement d'un guichet unique à l'investissement, la création de pôles régionaux et l'installation de supergouverneurs et de walis managers.
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