de ce 10 mai, l'ambiance était des plus normales dans la capitale où les citoyens vaquaient à leurs occupations quotidiennes, et rares étaient ceux qui évoquaient cette échéance électorale, qualifiée de «cruciale» par les politiques.
Les marchés des fruits et légumes étaient ouverts et les étals présentaient des produits dont les prix ont baissé. Les stations-services étaient aussi ouvertes et leurs agents n'étaient nullement débordés.
Au niveau des hôpitaux, c'est aussi le rythme quotidien qui a été observé, notamment au niveau des urgences. Les paramédicaux et les médecins étaient occupés à prendre en charge les patients qui n'étaient pas aussi nombreux que d'habitude. Dans ce décor habituel, rien ne laissait présager un tel évènement politique, sauf les panneaux d'affichage des listes électorales ou une circulation automobile un peu plus fluide.
Ainsi peu d'enthousiasme a été relevé chez des jeunes citoyens que la campagne électorale ne semble pas avoir convaincu d'aller voter, en cette journée décrété chômé et payé. Néanmoins, la tendance reste partagée entre voter ou non même si nombreux sont ceux qui ont voulu garder pour eux leur choix. Peu de personnes ont voulu répondre à notre question, alors que la majorité s'est contentée de réponses vagues comme
«On verra», «Pourquoi pas», «Je ne pense pas»... même si les plus âgés se sont déclarés décidés à accomplir leur devoir électoral. «Je voterai, même si je dois glisser une enveloppe vide dans l'urne. Le plus important pour moi c'est l'acte en lui-même», nous a indiqué une personne âgée au niveau d'une station-service. Un autre beaucoup plus jeune hésite encore car, pour lui, les candidats ne l'ont pas convaincu.
En ce sens, l'abstention est l'option dominante chez les personnes interrogées, même si elles ne sont nullement représentatives. En attendant le verdict des urnes ce soir, les jeunes pensent que ces législatives, comme les précédentes, sont peu «crédibles». «Ma voix ne changera rien, tout est programmé à l'avance», dira un technicien de la santé rencontré au CHU Mustapha Pacha d'Alger. Le même avis est partagé par un jeune patient rencontré au service des urgences, qui déplore le manque de candidats «honnêtes et engagés».
Selon lui, «la plupart se présentent pour se remplir les poches». Tout en évoquant la tendance qui avait marqué la campagne de 2007, un autre citoyen, rencontré à la station-service de Bir Mourad Raïs, n'a pas hésité à dire qu'il boycottera ce rendez-vous. «C'est toujours le même refrain», a-t-il dit, faisant allusion aux discours des candidats «vides de sens».
Accomplir l'acte de citoyenneté est le sens que donnent au vote certains citoyens qui comptent se rendre aux urnes. Un retraité, rencontré au bureau de poste de Hassiba-Ben Bouali, dira : «Voter est une question de conviction politique avant tout.» Et d'ajouter : «Seulement, un vrai changement pourrait rendre confiance à nos jeunes.» Pour cela, ajoute-t-il, «il faut choisir des personnes qui prônent un changement sur tous les plans, politique, économique et social».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : K A
Source : www.letempsdz.com