Alger - A la une

Petites guéguerres au FNA



Un 8 mars d'avant. Khalida toumi, louisa hanoune et salima ghezali, entre autres, à la tête d'une manif pour la dignité et les droits des femmes à Alger en mars 1990. On ne reverra certainement plus autant de mobilisation ni de convergence. La faute à qui 'C'est la foire d'empoigne au Front national algérien (FNA) à l'approche des élections législatives. Le parti tangue et peine à désigner ses têtes de liste. Des tensions seraient apparues entre les frères Touati. L'objet du litige concerne la tête de liste dans la capitale. Messaoud, qui dirige le bureau d'Alger, et son frère Moussa, président du parti, y seraient en concurrence pour les élections législatives du 10 mai prochain. «C'est faux, affirme Messaoud Touati. Il n'y a aucun contentieux entre mon frère et moi. Il est le patron du parti et je ne suis qu'un simple militant. Tout ce qui se dit sur nous ne sont que des mensonges destinés à nuire au parti.» La crise organique qu'a vécue le parti et les querelles internes l'ont beaucoup fragilisé. Le patron du FNA a dû batailler dur contre des cadres dissidents qui ont dénoncé le fonctionnement du parti.
Ces derniers avaient demandé le départ du président et l'organisation d'élections «libres et démocratiques». Ils ont dénoncé les «errements de Moussa Touati et de l'actuelle direction» et fait état de l'existence d'un compte off-shore détenu par le patron du parti. «Le parti doit faire face à de graves turbulences, reconnaît un cadre sous le couvert de l'anonymat. Il est confronté à de graves luttes entre les différents responsables. Les élections législatives peuvent nous être fatales. Au soir du 10 mai, le FNA peut tout perdre.» D'autant que la nouvelle orientation du parti, qui va à contre-courant de la ligne politique qu'il avait toujours défendue, semble laisser perplexes les cadres du FNA, qui voient d'un mauvais ?il son glissement idéologique. Le parti du «peuple et des couches défavorisées», comme son président aime à le rappeler, a décidé de confier les têtes de liste dans certaines régions du pays à de riches industriels et commerçants au détriment des cadres.
C'est déjà le cas à Oran, où la liste FNA sera conduite par un riche industriel connu dans la région. Même chose à Tlemcen, Sétif ou encore Tébessa, où des commerçants seront chargés de conduire les listes du parti. Si cette stratégie permet de renflouer les caisses du FNA, elle risque de le couper de son électorat traditionnel lors des législatives.
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