
La ministre de la Poste et des Technologies de l'information et de la communication justifie les perturbations enregistrées depuis la veille du baccalauréat sur le réseau internet, touchant principalement les réseaux sociaux, par le souci de «protéger nos candidats au baccalauréat contre les tentatives de déstabilisation via de faux sujets et des rumeurs malveillantes».M. Kebci - Alger (Le Soir) - Une procédure opérée «en relation avec l'Autorité de régulation de la poste et des télécommunications ainsi que l'ensemble des opérateurs de télécommunications, à la restriction de l'accès aux principaux réseaux sociaux pendant des horaires limités liés à ces examens», a-t-elle expliqué, hier, dans un entretien à l'APS. Ce qui a permis, se réjouit Imane Houda Féraoun, «l'empêchement de tentatives criminelles qui visaient à mettre en péril le devenir des milliers de candidats au baccalauréat».Et de reconnaître le courroux des Algériens du fait des désagréments causés par ces perturbations, considérant que «le devenir de nos enfants et concitoyens candidats au bac nous oblige à faire le sacrifice et à céder un peu de notre bien-être personnel pour contribuer au bon devenir de toute la société».Pour Féraoun, «les Algériens connus pour leur sens de la citoyenneté et de la responsabilité, qui se révoltent contre la fraude, qui souhaitent voir nos enfants à l'abri de toute surenchère, qui militent pour l'égalité des chances entre candidats, sont satisfaits de ces mesures et acceptent dans la bonne humeur d'être privés quelques heures du loisir de surfer sur Facebook ou autre».La ministre de la Poste et des Technologies de l'information et de la communication réplique également à certains experts pour qui l'Algérie a marqué une première du genre en bloquant les réseaux sociaux. «L'Algérie ne fait pas exception, car il y a eu des restrictions de certains réseaux sociaux dans d'autres pays pour diverses raisons y compris celles liées au baccalauréat», dit-elle, précisant que les réseaux sociaux «ne sont qu'une partie de ce qu'on appelle les applications OTT (Over The Top), des applications qui utilisent les réseaux déployés par les opérateurs de télécommunications, à des fins commerciales et sans contrepartie pour ceux-là , aboutissant à la saturation de la bande passante en plus de la concurrence sur le segment de la voie pour les propriétaires mêmes des réseaux».Feraoun promet, par ailleurs, de «punir sévèrement les usagers des VPN car dépassant, selon elle, le stade de simples fraudeurs ordinaires, expliquant que le blocage de ces VPN qui sont des réseaux virtuels privés, donc cryptés, se fait moyennant le filtrage de tout le trafic crypté, et nuirait donc sérieusement aux échanges internet non incriminés, notamment les courriers électroniques».D'où, ajoute-t-elle, la décision de «surseoir à ce mode de blocage». La ministre exprime, à ce sujet, son regret que «des médias incitent les jeunes à en faire usage», précisant que «l'usage de proxy pour contourner le blocage est hautement préjudiciable à l'intégrité des données personnelles stockées sur leurs ordinateurs ou smartphones».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M K
Source : www.lesoirdalgerie.com