
Comme chaque année, le ministère du commerce prévoit des listes de commerçants permanenciers durant les jours de l'Aïd, afin de garantir et assurer les besoins de première nécessitée des citoyens. Cependant, le désordre a encore une fois été au rendez-vous.À travers quelques wilayas du centre du pays, à savoir Alger, Boumeders, et Tizi Ouzou, il a été constaté que les boulangeries, les épiciers et encore les commerçants des fruits et légumes sont, deux jours après l'Aid, aux abonnés absents. Contacté par nos soins hier, M. Benadji Mohamed Amokrane, président de l'Association pour la Défense et la Protection du Consommateur, (ADPC), a brossé un tableau des plus déplorables, en termes de suivi de la permanence par les commerçants. " Nous avons constaté sur le terrain que la majorité des commerçants réquisitionnés durant les deux jours de l'Aid El Adha n'ont pas respecté la permanence " a-t-il precisé.Et d'ajouter : " nous déplorons avec force cette situation de laisser aller, et d'irresponsabilité qui se répète à chaque fois ".D'autre part il trouve : " exagérés les prix des fruits et légumes constatés durant l'Aid ". Selon lui, les rares détaillants qui ont ouverts leurs commerces ont saisi la situation de pénurie en fruits et légumes pour proposer des produits à des prix exorbitants ", dit-t-il. " L'haricot vert est proposé, samedi et dimanche, à 280 Da, la courgette à 350 Da, la carotte à 260 Da, la pomme de terre, si tu la trouve déjà, a été vendue à 120 Da. Et encore un kg de la salade verte pour 300 Da, la tomate à 180 DA ", a précisé notre interlocuteur. Quant aux mesures prises par le ministère du commerce afin d'assurer la permanence, M. Benadji à exprimé son mécontentement total. " Il est vrai que des listes nominatives des commerçants ont été établies par chaque commune, mais les inspecteurs de control ne semblent faire montre de fermeté sur le terrain". Notre interlocuteur s'explique : " à chaque occasion religieuse, les commerçants ne respectent pas la loi. Mais ce qu'il ya de pire, c'est que les mesures de contrôle ne sont pas appliquées. Même les inspecteurs désignés pour constater, voir sanctionner, ne mènent pas, apparemment, leurs actions de suivi convenablement ".Concernant les solutions proposées pour assurer une bonne couverture commerciale durant les fêtes, il affirme : " tout d'abord, c'est la gestion et le nombre de marchés de gros que nous devons réorganiser à nouveau. Deuxièmement, il faudrait créer des marchés de détail de proximité, et qui seront gérés par les directions de commerce régionales ". Il conclut : " les dépassements et le non respect de la loi doivent être sectionnés sérieusement par les autorités concernées.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Smail Mimouni
Source : www.letempsdz.com