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Pêcherie : Insalubrité, désordre et gestion anarchique



Les membres du Syndicat national des marins-pêcheurs dénoncent l'état de déliquescence générale qui prévaut à la pêcherie d'Alger. D'après M. Bellout, secrétaire général du syndicat, «la gestion de la pêcherie est marquée par un laisser-aller poignant. La pêcherie a été donnée en exploitation à un particulier qui en a fait une pétaudière», confie-t-il. Les conséquences de cette situation sont visibles sur plus d'un plan, «l'insalubrité qui règne dans les moindres recoins affecte l'environnement dans lequel évoluent les marins-pêcheurs, qui travaillent dans un milieu impur, où même les toilettes ne sont pas disponibles», déplore-t-il.Outre le problème de l'absence d'hygiène, les pêcheurs qui exercent dans le cadre du circuit commercial légal se disent pénalisés par les vendeurs informels qui écoulent leurs marchandises en face de la pêcherie, au vu et au su de tous. «C'est une situation inadmissible, car ces vendeurs ne s'acquittent d'aucune charge. Ajouté à cela, le non-respect des normes d'hygiène et la chaîne de froid qui est rompue. Ces poissonniers proposent des produits datant de trois, quatre jours au risque d'empoisonner la population», souligne M. Bellout. Cette situation a poussé nombre de pêcheurs à quitter les étals de la pêcherie pour grossir les rangs des marchands informels.
Par ailleurs, le secrétaire général du syndicat désapprouve la méthode dont sont gérés les locaux des voûtes, «les locaux des voûtes sont donnés en exploitation à des gens qui n'ont rien avoir avec le métiers. Un cahier des charges a été établi par l'agence foncière. Cependant, nous n'arrivons toujours pas à mettre la main dessus. Nous sommes pour ainsi dire ballottés entre la direction de la pêche et la agence foncière.
C'est une manière de nous décourager. Seuls quelques privilégiés ont eu accès au cahier des charges», confie-t-il. D'après M. Bellout, les membres du syndicat ont formulé 5 demandes d'audience au wali, en vain, puisque aucune d'entres elles n'a abouti, «le refus de nous recevoir est une atteinte au droit des travailleurs que nous sommes. 3000 pêcheurs sont ainsi ignorés par les autorités dont ils dépendent. Nous allons temporiser un petit peu pour lancer une action de revendication, car un climat d'effervescence règne parmi les marins pêcheurs», conclut notre interlocuteur.
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