
Selon la directrice de la Pêcherie, les responsables de la wilaya sont décidés à faire respecter l'hygiène, garant de la santé du citoyen.La Pêcherie d'Alger est considérée depuis longtemps comme l'un des points de référence en matière de poisson frais dans la capitale. Les nombreux chalutiers, qui accostent au port situé juste derrière l'édifice en question, garantissent de nombreuses variétés de poissons blancs et bleus, ainsi qu'une variété de fruits de mer qui font chaque jour le bonheur de nombreux gourmets. Un nouveau parking et bien d'autres aménagements rendent plus fréquentable ce lieu prisé par tous.Pourtant, pour les vendeurs affectés sur place, la situation n'est pas reluisante. C'est l'avis en tout cas de Lounis Abdelkarim, représentant de l'Association des marins-pêcheurs d'Alger. Selon ses propos, tout ne baigne pas dans l'huile. «Nous sommes ici depuis des années, le moins ancien d'entre nous a 32 ans d'expérience.L'histoire remonte à l'ancien wali, Cherif Rahmani, qui avait ordonné le retrait des étals de l'intérieur de la structure pour procéder à sa rénovation totale. Il était aussi question qu'après la rénovation, tous les revendeurs de poissons devaient regagner l'intérieur de la pêcherie pour une meilleure organisation de l'activité et surtout la garantie d'une meilleure hygiène pour le bien de la santé du consommateur», dit-il. Il ajoute qu'il existe 28 tables cédées à raison de 2 vendeurs par étal.Pour mieux gérer les choses, la tâche a été confiée à l'OPLA, pour ensuite revendre le tout aux enchères. «Nous nous sommes manifestés pour les récupérer et nous avons eu gain de cause», précise-t-il. On nous apprend aussi qu'à l'époque, l'ancien ministre de la Pêche, ainsi que le wali d'Alger, ont accordé des actes de propriété précisant l'appartenance de chaque étal à son occupant. «Les tables, qui sont d'une taille importante, peuvent contenir jusqu'à deux vendeurs». Et toujours selon les dires de notre interlocuteur, ces tables sont la seule source de revenus pour les 56 familles. «Et aujourd'hui, ces étals ont été affectés à une tierce personne», s'indigne-t-il.De son côté, Mme Rabia Zerouki, directrice de la pêche de la wilaya d'Alger, tient à expliquer qu'aujourd'hui, l'infrastructure a été complètement rénovée. «Les étals ont tous été refaits à neuf, l'édifice a été doté de branchement d'eau courante pour toutes les tables, qui sont en marbre. Nous leur avons fourni tout ce qu'ils ont demandé, même un parking gardé, à l'étal flambant neuf, et cette opération est également appliquée à travers les autres zones portuaires de la capitale», développe notre interlocutrice.Pour offrir au consommateur une marchandise de qualité et à un prix raisonnable, la gestion de la pêcherie a été transférée à la Régie foncière de la wilaya d'Alger, qui prend en charge toutes les infrastructures dépendant de la wilaya. Durant le mois de Ramadhan 2016, cette même agence avait décidé de réduire le paiement des étals de moitié, soit 5000 DA de réduction par personne. «Tout ceci a été fait pour encourager les propriétaires à rejoindre leur étal situé à l'intérieur de la pêcherie», ajoute la directrice.Après avoir constaté que toutes ces actions n'ont rien donné, le wali d'Alger a décidé de signer avec un privé une convention pour faire profiter les citoyens d'un poisson frais et à moindre prix. Dans ses explications détaillées, la directrice de la pêche a déclaré que les responsables de la wilaya sont décidés à faire respecter l'hygiène garant de la santé du citoyen et en même temps lui assurer un prix abordable pour tous et à lutter contre toute vente illicite de poisson. «La vente en dehors des étals demeurera strictement interdite», conclut Mme Zerouki.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Rachid Larbi
Source : www.elwatan.com