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PAYEMENT CASH, HYGIÈNE, POLLUTION SONORE ET SECURITE DES STANDS



PAYEMENT CASH, HYGIÈNE, POLLUTION SONORE ET SECURITE DES STANDS
Les concessionnaires et la Safex ont tout fait pour réussir ce rendez-vous international. Mais les insuffisances récurrentes liées à l'environnement général sont encore là pour tout gâcher !On aura tout vu en moins de cinq jours de cette 17e édition du Salon international de l'automobile d'Alger. Les retards de livraison dans l'utilitaire (Ansej et Cnac) sont encore là malgré les assurances des concessionnaires. Au peu d'intérêt des visiteurs pour l'achat d'un véhicule, s'ajoute un environnement hostile aux affaires. Ce qui a fait dire à beaucoup que les cartons rouges sont nombreux pour cette édition.Une ambiance festive faite de rush sur le chawerma, ajouté à un décor qui n'était pas déjà brillant. A commencer par ce micmac lié au payement cash chez le concessionnaire, alors qu'au Salon de 2013, le procédé avait été interdit et les concessionnaires se sont engagés afin d'arrêter le flux de liquidités dans un salon dédié aux nouveautés. Jusqu'à hier, des dizaines de clients circulaient avec des sommes énormes en liquide, mettant en péril leur propre sécurité et celle des autres.Autre ratage du salon : la livraison du véhicule utilitaire. Des jeunes promoteurs de l'Ansej et de la Cnac sont venus en masse pour s'enquérir de la livraison de leurs véhicules afin de pouvoir débuter leur activité. Autrefois chômeurs, ces jeunes sont transformés, par la force des choses, en "chômeurs endettés", du fait qu'ils ont investi dans les locaux et le matériel, mais leurs fourgonnettes et leurs petits camions ne sont pas encore arrivés. Des jeunes rencontrés sur place ont révélé à Liberté que les retards varient entre 8 et 10 mois. Ce qui les sanctionne gravement et remet en cause le plan de démarrage et de développement de leur petites activités. Sur le plan de l'hygiène, c'est la honte.Les toilettes, qui ne sont pas toujours dans un état propre, sont payantes. Le ramassage des ordures n'est pas en reste puisqu'il n'est pas opéré de façon systématique. La sécurité des stands est également un point noir du salon. Au pavillon C, où quatre concessionnaires se sont retrouvés devant le fait accompli, le couloir de circulation des visiteurs est réduit à moins de 2 et 3 mètres. Il suffirait d'un léger mouvement de foule pour qu'une bousculade se produise, alors que, durant le Salon 2013, ce n'était pas le cas. Vendre l'espace c'est bien, assurer les couloirs d'évacuation c'est mieux. D'autant que le week-end dernier, et malgré la pluie, le SIAA-2014 a été inondé de monde. Chiffre record du Salon d'Alger, cette journée a enregistré plus de 100 000 visiteurs. Aussi dramatique que cela puisse paraître, des jeunes munis de glacières distribuaient des boissons énergétiques à titre gracieux. Ce n'est la faute à personne, certes, mais quand on voit des enfants en bas âge prendre cette boisson, il y a de quoi s'inquiéter sur leur santé. Après tout, il s'agit d'un Salon de l'automobile et non d'une foire ou d'un salon de la production nationale et internationale de produits alimentaires. Cerise sur le gâteau : la pollution sonore à travers l'animation anarchique dans les pavillons. En ce sens, certains concessionnaires n'ont pas hésité à augmenter les décibels, dès 10h du matin, pour attirer les clients.Résultats des courses, les hôtesses recrutées pour expliquer le produit au client n'arrivent pas à dialoguer et donner les explications nécessaires aux visiteurs et potentiels acquéreurs. Ce qui aboutit souvent à l'échec de l'opération de vente des voitures dans le salon. Et ce n'est pas fini ! Acteur majeur de la sécurité routière, la Gendarmerie nationale n'a pas été invitée officiellement par la Safex pour prendre part à cette 17e édition du SIAA.Cette institution n'a pas reçu, comme à l'accoutumée, une invitation pour installer ses équipes au pavillon central, alors que pendant toutes les précédentes éditions, la GN a occupé un espace pour discuter avec les automobilistes et les sensibiliser sur la sécurité routière.Autre «carton rouge» du SIAA-2014, l'exposition anarchique des véhicules à l'extérieur. L'entorse ne date pas d'aujourd'hui. Ce sont les mêmes qui ne communiquent jamais leurs chiffres de vente et de l'après-vente. Du reste, le nougat et la chawerma ont dominé la tendance, avec des sandwichs servis à partir de 9h du matin pour ceux qui viennent de l'intérieur du pays pour acquérir leur véhicule. A la foire comme à la foire, le Salon de l'automobile d'Alger a, certes évolué, mais beaucoup reste à faire.F. BNomAdresse email


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