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Pauvre Dzayer ! Ni service public ni Amar Bouzouar !



Pauvre Dzayer ! Ni service public ni Amar Bouzouar !
Il n'y a pas une année, mais juste quelques jours, Dahou et Mustapha son ami du Commerce se sont frappés leur poitrine de Vizirs autoritaires, signifiant aux walis qu'ils doivent serrer les dents et la ceinture pour que les Algériens passent un Aïd normal, pas comme les aures. C'est-à-dire que la vie normale continue comme d'habitude afin que le malheureux habitant de Belcourt ou de Hydra ne fassent pas le tour de la Capitale pour acheter un pain ou un sachet de lait, pour trouver un médicament en urgence, ou pour faire un plein d'essence. A leur tour, Messieurs les Emirs des Wilayète ont fait le nécessaire bureaucratique, c'est-à-dire, répercuté les instructions sur tous les Moudirine et les pions réputés tenir un bout des évènements : transports, commerce, assemblées communales vides, daïrate pas rondes, unions des mercantis, et je ne sais qui encore. Certains ont certainement cru au grand retour de Maman l'Etat, comme promis par Tonton Sellel, comme quoi l'heure et le ton sonnaient le sérieux, surtout qu'une grande communauté de barbus squatteurs des espaces publics a été effacée d'un revers de main, et en moins de temps qu'il n'en faut pour produire toutes les pièces d'un dossier administratif. Dans les dédales de la bureaucratie, jusqu'à la veille de l'évènement ''Aïd Kébir'', les programmes et les plannings de permanence passaient de service en service, avant de transiter par les bas cabinets à destination des hauts cabinets. L'Union générale des mercantis a réédité son communiqué laconique : vous pouvez compter sur eux, les commerçants se sont engagés à respecter les engagements pris. Finalement, vint le terrain et la réalité : out les ''il faut'' et le blabla derrière les bureaux et à la télé. Avant le service public et ses petits chefs, il fallait retrouver les hauts commis qui édictaient et comptaient sur le papier, avant de s'enquérir de la plaisanterie des commerçants et des transporteurs indélicats. Fête après fête, l'aïd, Kébir ou Séghir, c'est toujours la même rengaine de l'éternelle galère qui s'empare de nos frères des villes. Au bout du compte, le défi n'a défié personne, et aucun acteur presque n'a tenu son rôle dans le scénario des pouvoirs publics locaux. L'aïd est tombé à pic pour mettre à nu la capacité de Maman l'Etat à prouver sa capacité à orchestrer le bonheur des Algériens. On savait que pour les habitants d'Alger et pour tous ceux des grandes villes, l'aïd et son lendemain tournent toujours au calvaire, à cause des commerces et des boulangeries qui restent fermés, du transport qui manque, et des ordures qui s'amoncèlent, tas devant tas grossis par l'incivisme à souhait. Et l'absurdité nationale se répète invariablement depuis longtemps déjà. Ainsi va et vit Dzayer, avec ou sans Amar Bouzouar !
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