Au cœur de la capitale, La Casbah d’Alger demeure l’un des symboles les plus forts de l’histoire et de l’identité nationales. Classée en 1992 au patrimoine mondial de l’Unesco, la Vieille ville incarne à la fois la mémoire de la Régence d’Alger, la résistance populaire durant la période coloniale et l’attachement des Algériens à leur héritage culturel. Ses ruelles étroites, ses palais, ses mosquées et ses maisons séculaires racontent plusieurs siècles d’histoire et occupent une place particulière dans le cœur des citoyens.
C’est dans ce contexte que le ministre-wali d’Alger, Mohamed Abdennour Rabehi, a effectué, lundi dernier, une visite d’inspection au sein de
La Casbah. Une visite qui a concerné plusieurs monuments et palais emblématiques de la vieille médina, notamment le Palais Dar Hassan Pacha, Dar Es-Soltane, l’ancien siège de la circonscription administrative de Bab El-Oued, le Palais Ahmed Pacha, la Mosquée Ali Betchin ainsi que Dar El-Hamra. Monuments emblématiques représentant l’héritage ottoman (XVIIe-XIXe siècles) mêlé d’influences arabo-andalouses et coloniales, ils symbolisent le pouvoir, la piété et la vie casbahienne.
Selon la wilaya d’Alger, sur chacun de ces sites, des exposés détaillés ont été présentés au ministre, portant sur l’état d’avancement des travaux de restauration et d’ornementation. Les interventions concernent notamment le renforcement des fondations et des toitures, la consolidation des planchers ainsi que la restauration des portes et éléments en bois, caractéristiques de l’architecture traditionnelle de
La Casbah. Ces travaux visent à préserver l’authenticité des monuments, tout en assurant leur stabilité et leur pérennité.
Ascenseurs et espaces ouverts
Mohamed Abdennour Rabehi a insisté sur la nécessité de respecter strictement les délais contractuels, tout en veillant à la qualité des réalisations. Il a souligné l’importance de préserver les formes décoratives originales et l’esprit architectural propre à chaque édifice. La restauration, a-t-il rappelé, ne doit pas altérer l’âme des lieux, mais, au contraire, la mettre en valeur.
Le ministre a également donné des orientations pour l’aménagement des axes et des façades des bâtiments avoisinant ces monuments, afin d’assurer une cohérence visuelle et urbaine. Il a appelé à étudier la possibilité de récupérer les bâtiments vacants pour les transformer en espaces ouverts ou en équipements culturels, contribuant ainsi à redynamiser le tissu urbain de la Vieille ville. Par ailleurs, il a demandé d’examiner l’installation d’ascenseurs dans les différents palais, afin de faciliter l’accès aux personnes à besoins spécifiques et aux personnes âgées.
Le travail accompli par les jeunes diplômés de l’Institut d’archéologie mobilisés sur les chantiers a, par ailleurs, été salué par le responsable qui a souligné leur engagement et leur intérêt pour la préservation du patrimoine national, insistant sur la nécessité de former davantage de jeunes aux métiers de la restauration et de l’ornementation traditionnelle.
Enfin, des instructions ont été données pour l’installation de plaques d’identification devant les monuments restaurés. Celles-ci mettront en lumière l’histoire des édifices ainsi que la nature des travaux réalisés, permettant aux visiteurs de mieux comprendre la richesse du site.
A l’occasion de sa Journée nationale, célébrée le 23 février de chaque année, La Casbah rappelle son statut de l’un des plus anciens ensembles urbains du pays. A travers le programme de restauration, de réhabilitation et d’aménagement des circuits touristiques, les autorités entendent préserver cet héritage ancestral et renforcer l’attractivité de La Casbah en tant que destination historique et culturelle majeure.
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Posté par : patrimoinealgerie
Ecrit par : Par S. Ould Ali
Source : lalgerieaujourdhui.dz