Alger - A la une

Pas d'importation de véhicules d'occasion



Pas d'importation de véhicules d'occasion
Finalement, le gouvernement entend organiser le marché de l'occasion et l'importation des véhicules d'occasion est définitivement exclue, tant pour les particuliers que pour les concessionnaires. Une décision que le ministre de l'Industrie et des Mines explique par le fait que le marché local recèle déjà un «grand potentiel» de véhicules d'occasion et qu'il n'y a donc pas besoin d'en importer plus.Le retour à l'importation de cette catégorie de véhicules est exclu, aussi bien pour les particuliers que pour les concessionnaires, a-t-il déclaré, en soulignant que la question ne figure pas dans le projet de loi de finances 2017 approuvé mardi dernier en Conseil des ministres. Bouchouareb, qui a tenté de rectifier le tir après cette mise au point, a précisé que les propos du ministre du Commerce ont été mal interprétés. «Mon collègue a évoqué la possibilité de créer un marché pour ces voitures, sans plus, mais ses déclarations ont donné lieu à plusieurs interprétations», a-t-il expliqué.Il ne s'agit dès lors plus, d'importation, mais de l'organisation du marché de véhicules d'occasions. Pour le ministre, le marché local recèle déjà un «grand potentiel» de véhicules d'occasion qui demande à être organisé et il n'y a donc pas besoin d'importer ce genre de véhicules. Il devra néanmoins répondre à un cahier des charges, en cours d'élaboration, pour une meilleure traçabilité et sécurité, a déclaré, hier mercredi, le ministre de l'Industrie et des Mines. «Le cahier des charges qui va réguler le marché des véhicules d'occasion est en cours d'élaboration. Des équipes sont en train de travailler dessus et on annoncera ses conditions dès qu'il sera prêt», a précisé Bouchouareb, en marge de l'inauguration du Salon international de la récupération et de la valorisation des déchets à Alger. A travers ce prochain cahier des charges, «un marché de la voiture d'occasion sera créé», a-t-il ajouté. Dans ce marché d'occasion, «il y aura des spécia-listes qu'on va orienter et qui vont s'impliquer. Ainsi, lorsqu'un client veut acheter un véhicule, il aura la traçabilité et un minimum de garanties pour sa sécurité et son intérêt financier, tout comme on le fait pour les véhicules neufs», a-t-il ajouté. A la question de savoir si les concessionnaires pourraient acheter localement les véhicules d'occasion pour les revendre, le ministre a répondu que c'est le cahier des charges qui va déterminer ces aspects.Abdeslam Bouchouareb vient ainsi mettre un terme au tollé suscité par cette mesure et démentir son collègue Bakhti Belaïb, responsable du département du commerce, qui a évoqué le mois de septembre dernier la levée de l'interdiction qui frappait depuis plusieurs années l'importation des véhicules de moins de trois ans.Aussitôt annoncée, cette idée a déclenché une vague de réactions dont celle de l'Association des concessionnaires automobiles et leurs agents agréés. L'AC2A est montée au créneau pour exiger un cadrage de ce nouveau dispositif pour éviter les risques sur «le marché du véhicule, l'emploi, l'industrie automobile, l'environnement, la traçabilité des flux financiers».
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)